Les Masques d’Hexendorf T01

Le règne de Dame Kapel

Auteur : Kraffab
Éditeur
: Jungle
80 pages
Date de sortie
: 16 avril 2026
Genre : jeunesse, fantastique, aventure

« Un coup d’adrénaline… Et c’est parti ! »

Présentation de l’éditeur :

Fany, une adolescente passionnée de surnaturel, rend visite à son grand-père dans son village suisse natal, Hexendorf. Elle adore raconter des légendes effrayantes aux jeunes enfants du coin. Sa préférée ? Celle de la sorcière Dame Kapel, si cruelle et avide de pouvoir qu’elle aurait terrorisé toute la région il y a des siècles. D’après la légende, elle n’aurait jamais été vaincue, mais piégée dans le Glas, une cloche ensorcelée.
Un jour, poussée par la curiosité d’Harig, son ami et partenaire de chasse au trésor, Fany décide de partir à la recherche de ce mystérieux Glas…

Mon avis :

Dans un style graphique qui m’a étrangement fait penser à la série animée japonaise “Pinocchio” de 1972 (mais diffusée par chez nous dans les années 90, avec notre héros de bois avec des cheveux bleus pour les connaisseurs), Kraffab nous embarque dans une légende moins connue, mais qui en dit pourtant long sur le folklore alpin, plus précisément en Suisse. Pour se faire, il faut revenir un peu en arrière, en pleine période de carnaval. Des festivités qui sont réputées de par le monde et qui ont toutes leurs petites particularités.

Dans “Les Masques d’Hexendorf”, il va sans dire que lesdits masques sont à l’honneur. Il s’avère que dans la Suisse natale de Fany, mais également de l’auteur, c’est une ancienne tradition que de sculpter des masques les plus horribles possibles pour défiler dans les rues. Un peu comme les Macrales de Vielsam, en Belgique. Mais la jeune fille nous plonge encore plus dans les légendes de son pays en racontant “Le règne de Dame Kapel”, une affreuse sorcière qui voulait asseoir sa domination sur toute la région, mais arrêtée et emprisonnée par un sortilège dans une cloche ressemblant à celles qu’on met aux cous des vaches dans les alpages.

Le dessin, dont je suspecte d’y avoir vu une ressemblance avec Pinocchio à cause des nez des personnages, est dynamique et engageant à l’inverse de la colorisation, pour laquelle l’auteur a été aidé par Maëlys Cantreau ,qui se veut plutôt glauque, effrayante comme une bonne histoire racontée autour d’un feu de camps le soir. Un contraste qui a été décrit avec justesse dans la note de l’éditeur, Alexandre Arlène qui dit : “Une sorcière, c’est tantôt bienveillant, tantôt terrifiant […] Mais ici, sous le pinceau de Fabien, on retrouve des sorcières qui sont les deux à la fois […] Ou encore, parce que si on le regarde sous une judicieuse lumière, le laid a toujours été charmant”. Cette impression se reflète effectivement dans ce premier tome qui donne envie d’en découvrir davantage sur le folklore de nos voisins européens, ou encore de les revivre au travers des aventures de la jeune Fany et son ami Harig. Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?! Parce qu’avec ce nouveau duo, ça en a tout l’air ! Enjoy ~

ShayHlyn.

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