Auteur : Shitose Akai
Éditeur : Glénat
192 pages
Date de sortie : 22 avril 2026
Genre : tranche de vie, société, science-fiction
« Le monde a changé… Or, mon sens des valeurs date du siècle dernier… Est-il judicieux de garder la même façon d’écrire ? »
Présentation de l’éditeur :
Futur et authenticité sont-ils compatibles ?
Dans un futur où l’IA générative est devenue la norme, Yagura Sugai, un écrivain autrefois inconnu, se réveille après un sommeil cryogénique de cent ans. À sa grande surprise, il découvre qu’il est désormais considéré comme un écrivain nationalement célèbre. Une lettre inattendue lui parvient : elle provient de son ancienne petite amie, supposée décédée depuis longtemps. Serait-il possible que cette dernière soit toujours en vie ? Il décide alors de se consacrer à une nouvelle mission : écrire personnellement un roman qui la toucherait à nouveau.

Mon avis :
“Le dernier écrivain” nous plonge dans une question bien d’actualité : l’impact de l’IA sur la production artistique. Si Chitose Akai se limite à l’écriture de romans, on est déjà en passe de se demander ce que l’IA peut d’ores et déjà faire avec, juste, quelques prompts offerts en pâture à l’étendue de son savoir et de ses capacités. En 2026, il existe des livres créés de la sorte, mais en 2120 : la fiction a dépassé la science ! Plus aucun auteur n’existe au sens commun du terme. Dès lors, en se réveillant d’une expérience médicale, Yagura Sugai devient ce fameux dernier écrivain. Le seul encore capable de coucher sur papier le résultat de son inspiration et de son imagination.
Le sujet est délicat, controversé même, mais tellement important à aborder à l’heure actuelle. Sous couvert d’une romance peut-être impossible – tous les êtres chers de notre héros sont supposés être morts – Yagura Sugai veut écrire pour sa bien-aimée. Elle a été sa plus grande fan quand il n’était qu’un écrivain lambda. Devenu le seul de “son espèce”, auteur adulé par la nouvelle génération qui ne connaît que les livres numériques, générés par IA : il tient malgré tout à écrire pour Yui, dans l’espoir peut-être fou qu’elle soit toujours en vie.
Ce mystère, en plus du thème abordé, donne envie de découvrir la théorie de l’auteur (que ce soit son personnage ou celui derrière ce titre). Son style graphique, proche du classique avec une petite note indescriptible dans quelques détails souvent anatomiques, engage le lecteur dans cette courte série prévue en quatre tomes et qui sait, l’inviter à réfléchir encore un peu aux répercutions de l’IA sur l’écriture, la musique, la composition, le cinéma… Car si “Le dernier écrivain” est toujours, à l’heure actuelle, de la science-fiction. N’oublions pas que cette fiction peut rapidement devenir de la science. Elle est déjà là, à portée de doigts, sur nos smartphones et nos ordinateurs. Think about it ~
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ShayHlyn.




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