Histoire : James Clarke, Daniel Clarke & Daniel Snaddon
Scénario : James Clarke
Dessin : Daniel Clarke
Éditeur : Glénat | Vent d’Ouest
232 pages
Date de sortie : 11 février 2026
Genre : jeunesse, société, écologie, conte et légende, fantastique
« Siku, des tribus périssent, d’autres naissent, et les traditions s’oublient… L’homme fonctionne ainsi ! Mais les deux sont immuables. Nous ne risquons pas seulement de perdre notre terre dans la crue… C’est la mémoire elle-même qui se noiera, et sans elle, nous sommes sans défense face aux temps futurs. »
Présentation de l’éditeur :
Un voyage magique sur les rives du Zambèze, qui résonne comme un cri du cœur en faveur de la nature.
Habitant sur les rives du fleuve Zambèze, Siku est une jeune fille comme les autres, à ceci près qu’elle semble dotée d’étranges pouvoirs qui la lient aux animaux de la région. Elle est sans nouvelle de son père, depuis que celui-ci est parti travailler au grand barrage de Kariba, un chantier colossal qui recrute de la main-d’œuvre dans toute la région. Pour le retrouver, Siku décide de remonter les flots périlleux du Zambèze avec l’aide d’Amedeo, le fils de l’ingénieur en chef de Kariba. Leur voyage aux sources de ce fleuve légendaire la confrontera à des pirates, des capitalistes, des affabulateurs ou de sombres magiciens. Mais il va également mener Siku au plus près du secret enfoui de ses origines…

Mon avis :
Entre mythe et réalité, entre progrès et traditions. Avec ce titre campé sur les terres, bien réelles, entourant le fleube Zambèze, ayant accueilli un barrage qui allait changer à jamais la vie dans ces contrées : Daniel & James Clarke nous plongent dans une récit fictif, pour ne pas prendre parti dans une affaire qui semble avoir réellement secouer l’Afrique.
La création d’un barrage engendre toujours des modifications, des changements qui perturbent, à plus ou moins long termes, la nature qui se voit ainsi modifiée, mais également les populations alentours. Tantôt invités (plus ou moins “gentiment” dirons-nous pour ne pas polémiquer) à quitter leurs terres, tantôt bien décidés à ne pas céder : ce n’est pas une mince affaire, comme on peut le constater dans “Kariba”.
Mais outre l’aspect socio-économique évident qu’on retrouve dans cet ouvrage, c’est toute une culture qui est mise à mal. Des années de traditions folkloriques liées au fleuve qui va bientôt être perturbé dans son cour. De quoi s’immerger (à plus d’un titre) dans une légende locale, apportant une touche fantastique à une situation bien réelle.
Une approche adaptée au jeune public cible, avec un trait dynamique, net et précis sur des décors par contre un brin “photoshoppés”. Les personnages sont expressifs et attachant, même les pirates (!!) et c’est donc avec intérêt qu’on suit l’aventure de Siku, fille du fleuve (bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé). Enjoy ~
ShayHlyn.







Es ce que mettre cote a cote ‘des capitalistes’ et ‘des affabulateurs’, n’est il pas une redondance ?