Scénario: Rodolphe.
Dessin : Griffo.
Editeur: Glénat.
Sortie: 4 mars 2026
136 pages.
Genre: tragédie.
» Mais c’est encore le spleen, ce suave suintement du malheur »

« Si tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m’appartiendra. Dieu l’a voulu ainsi. » (Honoré de Balzac, La Peau de Chagrin)
Dans le Paris des années 1830, Raphaël de Valentin, un jeune noble ruiné par une série de mauvaises décisions, de mauvaises fréquentations et de malchances, erre en quête d’un peu d’amour, de bonheur et d’argent ! Au bord du suicide, il entre dans une boutique d’antiquités, espérant y trouver quelque chose susceptible de le distraire de ses pensées noires et son chagrin. Un vieil homme mystérieux, lui montre un objet étrange : une peau. Cette peau, selon l’antiquaire, exauce tous les désirs de son propriétaire, mais à chaque souhait réalisé, elle rétrécit et la vie de son possesseur diminue proportionnellement. Rodolphe et Griffo revisitent le chef d’œuvre de Balzac en lui insufflant une formidable modernité.
Mon avis
On connaît tous l’expression « se réduire comme une peau de chagrin ». Mais savez- vous d’où vient cette expression ?
Eh bien cela vient du fameux roman « La peau de chagrin » d’Honoré de Balzac dans lequel cette peau est une pièce de cuir magique qui exauce tous les vœux de son possesseur, mais qui, à chaque désir réalisé, voit sa taille diminuer, tout en rongeant progressivement la vie de son propriétaire qui mourra en même temps que la peau disparaîtra suite à un dernier désir satisfait.
N’hésitez pas à placer ce petit « savoir » en société, vous allez épater la galerie à mon avis car il n’est plus très courant du lire du Balzac actuellement et c’est bien regrettable.
Dans cette adaptation très libre du roman, les auteurs aiment torturer notre héros dans tous les sens entre espoir et désillusion. Cette histoire est très agréable à lire car on rentre bien dans la psyché de Raphaël et une certaine empathie s’installe très vite à son égard. Quand au dessin de Griffo, il nous transporte dans le Paris du 19e avec une belle élégance.
Une BD qui arrive à faire son petit effet, à nous faire réfléchir sur le sens de nos vies, sur les chimères qu’on poursuit presque aveuglément en oubliant l’essentiel.
Mon coup du coeur du mois assurément.
SAMBA







Un fabuleux roman de Balzac. ça fait partie des classiques qu’il faut avoir lu !