“Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira.”
Scénario : Jean-David Morvan
Dessin : David Evrard
Colorisation : Walter Pezzali
Éditeur : Glénat
72 pages
Date de sortie : 24 septembre 2025
Genre : témoignage, documentaire, histoire
« Quand on a vu mourir des enfants comme on les a vus mourir, quand on a vu ces colonnes de gosses qui partaient au four crématoire, on ne peut pas oublier, monsieur. »
Présentation de l’éditeur :
Le destin hors du commun d’une résistante déportée.
En 1972, la télévision affiche le portrait d’un vieil homme et cherche des témoins qui pourraient reconnaître en lui un nazi recherché depuis la fin de la guerre : Klaus Barbie. En le voyant, Simone Lagrange, 42 ans, voir resurgir un douloureux passé. Cet homme, elle le reconnaît. Chef de la Gestapo de Lyon, il fut son tortionnaire à partir du 6 juin 1944. Elle se souvient de la jeune fille qu’elle était, du basculement de la France vers le régime de Vichy et du camp de Drancy, antichambre d’Auschwitz… Dans ce dernier tome, elle se souvient des travaux forcés et de la confusion qui règne dans le camp, juste avant que l’Armée rouge n’entre. La libération est proche, mais l’horreur toujours là. Nous sommes en janvier 1945 et les gardiens commencent des évacuations, c’est la longue « marche de la mort » qui attend les déportés. Parmi eux, Simone entame une marche pour la vie. Aujourd’hui, la guerre est terminée, mais Simone témoigne pour que plus jamais l’histoire ne se répète. En tant que survivante, elle sera un témoin clé dans le procès de Barbie et combattra les négationnistes.

Mon avis :
La fin de la seconde guerre mondiale est proche, les Nazis tremblent. S’ils n’évacuent pas rapidement les camps, s’ils ne disparaissent pas dans la Nature : il en sera fini d’eux, ils le savent ! Car on ne peut pas excuser un crime de cette ampleur. “Simone” en est témoin et ne compte pas baisser les yeux face à son bourreau… ni aucun homme en uniforme.
Dans ce troisième tome, “Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira.”, les auteurs continuent de jongler entre le témoignage de Simone au procès de Klaus Barbie, quelques retrouvailles et ses souvenirs ; cette fois-ci lors de ces interminables marches de la mort. Une marche de la vie pour cette héroïne de la seconde guerre mondiale qui verra de nouveau l’indicible sous ses yeux. Notamment ses brèves retrouvailles avec son père qui, en quelques cases, poignent le cœur jusqu’à ses tréfonds.
Le graphisme de David Evrard a beau être minimaliste dans son chara-design, tranchant avec la minutie des décors : ces scènes émouvantes sont autant de flèches dans nos poitrines, osant à peine imaginer ce qu’une gamine de 13 ans peut ressentir dans cet enfer.
Les couleurs presque usées employées par Walter Pezzali donnent également cette notion de pan d’histoire (ce qui est le cas !!) sans pourtant dépareiller le scénario de Jean-David Morvan, ni le dessin de son homologue, de leur justesse et leur profondeur. On pourrait presque imaginer Simone nous raconter son histoire, comment elle a vu des enfants mourir sous ses yeux, comment elle a réchappé à une fusillade de masse lors de la marche de la mort, comment elle et son amie Jacqueline sont passée de zones allemandes, à zones américaines puis alliées... et le retour à la vie libre. N’oublions jamais !
ShayHlyn.







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