La blessure du Morholt
Scénario : Clotilde Bruneau
Conçu et écrit par Luc Ferry
Dessin et storyboard : Giuseppe Baiguera
Colorisation :Â Scarlett Smulkowski
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie : 3 septembre 2025
Genre : docufiction, histoire
« Il pue plus qu’un cadavre… Est-on certain qu’il n’est pas dĂ©jĂ mort ? »
Présentation de l’éditeur :
L’amour ne connaît pas de frontière.
Réfugié au château de Tintagel où son oncle le roi Marc le tient en haute estime, Tristan va prouver sa bravoure lors d’un combat qui engage le sort de la population. Par sa victoire contre le Morholt, il libère la terre de Cornouailles du joug des Irlandais ! Mais durant le combat, Tristan est blessé par la lame empoisonnée de son adversaire. Croyant sa dernière heure arrivée, il prend la mer et s’abandonne aux flots qui le portent alors… en Irlande où il s’y trouve recueilli et soigné par la reine, sœur du défunt Morholt, qui ne voit en lui qu’un simple barde égaré. Une fois remis de son mal, Tristan rejoint Tintagel le cœur lourd car, durant sa convalescence, il s’est épris de la fille de la souveraine, la jeune princesse Iseult…

Mon avis :
Ici s’entame le premier virage serré de la légende de “Tristan et Iseult”. Suite à “La blessure du Morholt” infligée à Tristan, ce dernier est persuadé que son heure est venue. Il était loin de se douter que son embarcation “mortuaire” l’emmènerait sur les côtes Irlandaises, et encore moins que la propre sœur de son adversaire, tué dans les règles d’un duel, serait la seule capable de le sauver.
Comme Ă l’accoutumĂ©, Tristan se prĂ©sente sous une autre identitĂ©, ce qu’il avait dĂ©jĂ fait auprès de son oncle, le roi Marc, dans le premier tome. C’est Ă©galement ce stratagème qui le sauvera Ă maintes reprises, mais qui causera aussi son dĂ©sarroi dans les volumes Ă venir. Car la reine Iseult mère est persuadĂ©e d’avoir soignĂ© un barde prĂ©nommĂ© Tantris, tandis qu’un chevalier prĂ©nommĂ© Tristan a tuĂ© son frère. Chevalier qu’elle compte bien faire tuer… donc imaginez si elle savait !
Ce qui est un peu dĂ©routant dans cette version signĂ©e Clotilde Bruneau sous la houlette de Luc Ferry, c’est la proposition de Tristan d’aller quĂ©rir Iseult fille pour qu’elle Ă©pouse le roi. N’ayant pas lu la version d’origine, mais vu un certain nombre d’adaptations : je les pensais d’ores et dĂ©jĂ amoureux l’un de l’autre… alors pourquoi tant d’enthousiasme Ă l’idĂ©e d’aller quĂ©rir la belle pour un autre ?! Affaire Ă suivre…
Savourons, en tout cas, ce deuxième opus qui nous régale encore une fois par le trait de Giuseppe Baiguera toujours réaliste, allant même jusqu’à laisser deviner une barbe de quelques jours pour notre Tristan malade ou rappelant aux lecteurs qu’un trop large sourire peut parfois enlaidir un visage aussi harmonieux soit-il. Sans parler des décors qui rendent justice aux régions traversées par notre héros, soigneusement détaillés pour se perdre, nous même, entre les Cornouailles et l’Irlande. Enjoy ~
ShayHlyn.



Je ne savais pas cette histoire si tarabiscotée.
je savais que sa manie de vouloir passer incognito lui jouait des tours, mais pas à ce point non plus 🤣