La marque
Scénario : Corbeyran
Dessin : Alex Shibao
Colorisation : Natália Marques
Éditeur : Soleil
72 pages
Date de sortie : 23 avril 2025
Genre : fantastique, vampires
« Il y a quelque chose de très déstabilisant dans le fait d’être étranger à sa propre existence. »
Présentation de l’éditeur :
Entre horreur et romance, Exsangues revisite le mythe du vampire avec ce conte contemporain aux accents de road movie.
Marko Gregorian est chasseur de vampires. Il fait partie d’une organisation dont le but est leur éradication. Sa sœur a été transformée en vampire et il veut la retrouver et mettre fin à ses souffrances. Lorsque démarre notre récit, une nouvelle mission l’amène sur le sol américain. Sa cible se nomme Thania… mais les choses vont prendre une tournure des plus inattendues.

Mon avis :
Sans lire le synopsis, qui ne nous apprend de toute façon rien si ce n’est la tragédie de la sœur de Gregorian (j’ai peut-être zappé un passage ?!), on pourrait s’attendre à tout ; notamment à un road-movie prêt à être bien glauque entre la blonde un peu paumée et le serial-killer beau gosse. Sauf que nous avons Corbeyran aux commandes, donc ça ne peut pas être aussi simple !
On embarque donc en voiture avec Thania sans comprendre pourquoi une organisation, dont le siège principal se trouve au Vatican, a décidé d’envoyer un tueur, Gregorian, après elle. Parce que, avouons-le, même si le trait d’Alex Shibao, accompagné par la colorisation plutôt terne comme une journée de grisaille sans fin de Natália Marques, est attrayant et réaliste jusque dans les moindres détails : qu’est-ce qu’une commerciale toujours sur la route a d’intéressant ? Elle vivote de ville en ville, s’enfilant des cachetons comme des bonbons pour faire passer ses cauchemars, visiblement sa mère n’a pas la moindre idée de qui elle est quand Thania lui rend visite au home et sa vie sexuelle est comme Waterloo (comprendra qui peut).
Pourtant, entre le graphisme qui dépeint des personnages à l’esthétique attrayante (la belle blonde un peu à l’ouest et le bad guy balafré qui fait du stop) et l’approche scénaristique qui nous laisse un long moment dans le flou : on en vient à vouloir comprendre qui est qui et pourquoi, quand, où et comment ! Tant et si bien que la fin de ce premier tome de ce diptyque arrive et nous laisse royalement sur notre faim.
Les révélations dans la seconde partie de l’album réveille toutefois l’instinct des amoureux de vampires, l’idée de se retrouver bientôt face à la première génération de buveurs de sang fait accélérer notre rythme cardiaque et il ne nous reste qu’une seule échappatoire : lire la suite prochainement ! Un début lent au démarrage, mais qui à le mérite de donner envie de lire la suite, et fin, dans les semaines à venir. Enjoy ~
ShayHlyn.







Faire durer le plaisir est une caractéristique des scénaristes BD.