Scénariste : Muneyuki Kaneshiro
Dessinateur : Akira Hiramoto
Editeur : Soleil Manga
Genre : Humour, Fantastique
Sortie : le 2 juillet 2025
Avis de l’éditeur :
Eita Ichiyoshi est l’un de ces losers résignés et persuadés que sa condition ne pourra jamais s’améliorer. Mais le soir de Noël, lorsqu’il lance une étrange balle ramassée dans la rue, la fille de ses rêves apparaît, comme tombée du ciel ! Et ce n’est que le début des surprises ! Il se retrouve bientôt entouré de quatre incroyables nymphettes… Il voulait que sa vie change ? Il va être servi…
Mon avis :
Ayant pratiquement tout échoué dans son existence stérile, Eita Ichiyoshi parvient toutefois à se procurer un job dans une entreprise qui fabrique du chocolat à grande échelle. Conscient de sa solitude comme tant d’autres, il s’en fait une raison à l’approche des fêtes de Noël. Mais un événement étrange se produit tandis qu’il rentre seul à son domicile : une boule magique qui rebondit de nulle part lui parvient dans les mains.
Une fois dans sa chambre, il la propulse contre un mur, mais cette dernière ricoche de manière anormale avant de se métamorphoser en fille nue qui lui tombe dans les bras. Est-ce réellement une humaine ? Pas sûr, car une fois qu’il l’embrasse, trois autres beautés à l’apparence terrienne déboulent sans réponse à l’appui. Le voici dorénavant à devoir gérer quatre personnes qui possèdent un quotient intellectuel d’un enfant de trois ans, à l’exception d’une d’entre elle, qui mûrit à vue d’œil !
L’auteur de Prison School remet le couvert dans une pure ambiance de folie. Si vous avez adoré la saga d’Akira Hiramoto, alors Super Ball Girls vous comblera de joie. Cet album se dévore et on a juste envie de connaître la suite dans la seconde. Jouissif en tous points, la patte magique d’Hiramato joint un humour décalé, à de l’érotisme bien conçu, auxquels s’ajoutent une trame qui tient en haleine.
Bon, certains pourraient, à tord, affirmer après le leitmotiv de ce Seinen, d’avoir droit à une énième saga rocambolesque aussi vite lue aussi vite oubliée. Et c’est bien là, que plus d’un pourrait être surpris. D’ailleurs, un tome suffit parfois pour se faire une idée globale. Ce titre sort franchement des sentiers battus de par la déconstruction de ses codes. Il est fort à parier que Super Ball Girls devienne culte, à l’instar de Prison School.
Ichiyoshi se veut être le personnage fade par excellence. Le scénariste Muneyuki Kaneshiro, à qui l’on doit Blue Stock, imprègne sa touche personnalisée dès l’entame de ce récit, et polit son héros afin de lui permettre de grandir progressivement. Son rêve consiste à rencontrer une fille qui lui changerait son existence décevante.
Or, par la force des choses, et agrémenté d’une poésie fantastique, le voici qui se retrouve à s’occuper de quatre femmes en même temps. Soulignons, le fait qu’elles n’affichent clairement pas d’étiquettes humaines, déjà de par leur force à bondir dans le ciel ou par leur puissance à pulvériser des portes sans la moindre contrariété. Elles-mêmes ne semblent pas saisir le pourquoi du comment.
Quoi qu’il en soit, les voici à adorer notre héros, qui se demande intrinsèquement s’il n’a pas atterri en enfer plutôt qu’au paradis. Superbe entame de match. De quoi mettre de bonne humeur par la finesse de deux auteurs au talent à ne plus démontrer !
Coq de Combat








Mais pourquoi ça ne m’étonne pas ces bonnes notes de CDC !