RedFlower T02

Le Lion trop fier de sa Crinière

Auteur : Loui
Éditeur : Glénat
240 pages
Date de sortie : 22 janvier 2025
Genre : aventure

« Ne t’en fais pas pour moi, petite sœur… Même si je ne peux plus pratiquer le Katafali… Je serai toujours là pour te protéger. C’est promis. »

Présentation de l’éditeur :

L’arrivée de l’étrangère au village provoque de vifs débats au sein du peuple Bao’ré. Certains voudraient chasser la jeune femme du village, mais le Katafali leur impose de venir en aide aux blessés… Privé d’arts martiaux, Kéli tente d’enseigner sa culture à Heidi et de la soigner, mais la barrière de la langue n’est pas si facile à surmonter… Lorsque les éclaireurs du Roi découvrent les traces d’autres naufragés dans la jungle, les tensions montent au village, Anansi sème la discorde, et Yao semble étrangement possédé…

Alors que la guerre menace d’éclater, le jeune Kéli trouvera-t-il à temps la clé de la communication pour éviter aux deux peuples de s’entre-tuer ?

Mon avis :

Il y a des œuvres, comme “RedFlower”, pour lesquelles on se dit “ah bah si j’avais su… Je m’y serais intéressée plus tôt” ! Mais les chroniqueurs ont parfois des choix à faire pour ne pas avoir une trop grande pile de livres à lire (Si vous saviez ce que j’ai encore dans ma bibliothèque :O) et ce titre me semblait plus adapté à un autre lecteur que moi : plus jeune, plus masculin… Mais, quoiqu’il en soit, voilà une agréable surprise qui mélange un brin de fantasy, beaucoup de parallèles avec la culture noire africaine et un coup de crayon dynamique, rappelant à bien des égards le style manga old-school et autres clins d’œil (comme Anansi – pas la divinité arachnide, quoique – qui, parfois, ressemble à Predator XD).

On se retrouve donc dans une peuplade comparable aux tribus africaines, à en juger par les photos utilisées lors des interludes explicatives entre quelques chapitres, qui se retrouve confrontée à l’arrivée d’inconnus à la peau blanche comme du lait et des cheveux jaunes comme le maïs. C’est assez classique, reprenant les codes de la colonisation, la dualité entre les autochtones en harmonie avec la Nature, par le biais de ce qu’on appelle ici le Katafali, et des envahisseurs possédant une technologie certes avancée mais loin d’être écologique.

Au milieu de tout ça, on retrouve alors Kéli, héros de cette série, et Heidi, étrangère échouée sur la plage après la tempête rencontrée par son navire. Un apprenti guerrier et une sorte de Jane Goodall improvisée dans un monde à la fois familier pour le lecteur, mais également étrange et nouveau. Un peu de magie des safaris qu’on voit à la télévision et une nouvelle version de King Kong, qui voit poindre une guerre de territoire avec la venue des compatriotes de Heidi, moins enclins à la compréhension et la découverte respectueuse qu’elle.

Loui semble bien maîtrisé son sujet et son dessin, entre modernité et clin d’œil aux manga qu’ils devaient sans doute lire dans sa prime jeunesse. Son atout majeur pour se différencier d’autres ouvrages est sans conteste le choix de ses héros qui ramènent immanquablement à la culture et au folklore noir africain qui n’est pas pour déplaire ; étant assez mal connus (personnellement, je n’ai découvert Anansi que dans la série “American Gods” d’où ma surprise dans la différence de représentation XD). D’autant qu’il privilégie le point de vue de ces peuples, là où la tradition occidentale aurait penché du côté des Eisenvolk (un nom qui en dit long sur l’emprunt fait aux envahisseurs scandinaves et/ou germaniques).

Une agréable découverte donc, qui s’apprécie comme tout bon shônen (oui, je dirais ça… pour un public plutôt masculin et jeune) mais qui peut encore nous surprendre selon la tournure des événements. Alors : enjoy ~

ShayHlyn.

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