Emma

Scénario : Claudia Kühn
D’après l’ œuvre originale de Jane Austen 
Dessin & Colorisation : Tara Spruit
Éditeur : Jungle Roman graphique
252 pages
Date de sortie : 12 juin 2025
Genre : adaptation, romance

« Nos jeux sont aussi distincts que la lumière d’une lampe et celle du soleil ! »

Présentation de l’éditeur :

Une délicieuse comédie de mœurs signée Jane Austen portée par une héroïne haute en couleurs.

Dans le petit bourg de Highbury, Emma entend bien faire régner sa loi : elle s’est en effet improvisée entremetteuse auprès de son entourage. En quête d’un mari pour la jeune Harriet, une jeune fille sans le sou qu’elle a prise sous son aile, il n’est pas impossible qu’elle se trouve elle-même face aux affres de l’amour et aux déconvenues de l’existence. Dans cette fresque qui dépeint avec réalisme la campagne anglaise, c’est aussi le parcours initiatique d’une héroïne rafraîchissante par son inexpérience que nous livre ici Jane Austen.

Mon avis :

Si “Orgueil et préjugés” est sans aucun doute le titre le plus connu de Jane Austen, dans sa version originale, “Emma” est, quant à lui, le roman qui a inspiré bien des histoires modernes. À Commencer par “Clueless”, film sorti en 1995, avec Alicia Sylverstone. C’est donc presque naturellement qu’il soit le deuxième sur la liste des adaptations de Claudia Kühn et Tara Spruit.

J’avoue toutefois ne plus trop me souvenir du rythme du roman, mais dans cette adaptation, il est plutôt difficile de suivre le fil, sautant de page en page dans des situations différentes, entrecoupées de “pendant ce temps”, “quelques jours plus tard” et autres marqueurs de temps.

C’est qu’il s’en passe des choses dans le petit bourg de Highbury. Entre le mariage de la gouvernante d’Emma, la tentative de fiançailles entre le pasteur et la jeune Harriet, la quasi obligation de celle-ci à abandonner un prétendant, les allées et venues chez tout ce petit monde… il faut suivre ! Claudia Kühn, avec la modalité de faire tenir tout le récit en un seul album, doit jongler au mieux, et du coup, cela perd un peu de sa saveur (qui revient néanmoins, un peu, dans le dernière tiers du scénario).

Le graphisme de Tara Spruit reste quant à lui égale à lui-même, bien qu’un peu figé, à l’instar de romans photos comme on pouvait (cela existe-t-il encore ?) en trouver dans les magazines féminins perdus dans les piles des anciennes coiffeuses. De roman photo à roman graphique, il n’y a donc qu’un pas rapidement franchi.

Les visages sont toutefois très expressifs, comme on peut le constater en couverture, les décors et les tenus fidèles à ceux de l’époque, mais le tout est un peu lisse à l’exception de quelques planches qui se démarquent. Alors déjà que “Emma”, on aime ou on n’aime pas… difficile de parler pour vous, donc : à vous de voir !

ShayHlyn.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

En savoir plus sur SambaBD

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture