Auteur : Dan Santat
Éditeur : Rue de Sèvres
320 pages
Date de sortie : 21 mai 2025
Genre : autobiographie, adolescence
« Tu sais ce qu’il y a de bien dans l’adolescence ?
– Non.
Ça n’arrive qu’une fois. »
Présentation de l’éditeur :
Collégien sage, sans histoire mais souvent victime de brimades de la part de ses camardes, le jeune Dan se sent invisible. Il n’a que peu d’attentes lorsqu’il part en voyage scolaire en Europe. Une série de premières expériences commencent alors à le changer : premier Fanta, première fondue, premier vol de vélo à des punk rockers allemands… et premier amour.

Mon avis :
Bienvenus à tous dans les souvenirs de Dan Santat ! L’auteur nous embarque dans ses premières fois qui sont sans doute loin d’être à l’image de celles des lecteurs. Mais que ce soit à Paris, en Suisse Allemande ou en Angleterre : quand on a 13 ans, les vibrations, les émotions et les souvenirs sont bien souvent communs au monde entier. Toutefois, ce qu’il y a de magique dans cette autobiographie à peine romancée, c’est que Dan a franchi une sorte de rituel de passage vers l’âge adulte en l’espace de trois semaines. Un voyage dont il n’attendait rien qui va se révéler être un pivot majeur dans son existence ; laissant derrière lui le collégien un brin solitaire et terrifié à l’idée d’être brimé par les autres pour avancer, le cœur vaillant, vers le lycée !
Comme une pause dans le temps, l’espace d’un voyage en Europe pour ce gamin qui ne connaît que son patelin près de Los Angeles et quelques lieux des États-Unis à peine visités. Alors l’Europe, de l’autre côté de l’Atlantique : c’est tout un programme tout bonnement terrifiant ! Mais au fil des découvertes et surtout des rencontres, le changement opère, la magie fait son œuvre et c’est avec engouement qu’on suit ses premières fois en tous genres.
Avec un graphisme plutôt classique dans la BD pour (pré)adolescents, les traits plutôt minimalistes avec un encrages quant à lui plus épais, des teintes relativement naturelles (si ce n’est lors des flashback) et des décors reconnaissables entre mille, comme la Tour Eiffel, la tour de Londres, Château de Schönbrunn, et bien d’autres… ça donne envie. D’autant qu’on ressent tous les bienfaits de cette expérience pour l’auteur qui en garde de bons souvenirs, qui a pu se les remémorer avec ceux qui étaient présents avec lui et ainsi nous partager ce cap dans une vie.
Imaginez partir à l’aventure, supervisés quand même, à l’autre bout du monde, découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, des lieux inconnus ou seulement en images… Sans compter que “Le meilleur voyage de toute ma vie” se déroule en 1989 quand les enfants savaient encore vivre dehors à faire les 400 coups sans smartphones et réseaux sociaux sur internet. Une autre époque, mais quoiqu’il arrive : les premières fois sont toujours les mêmes, non ?! Enjoy ~
ShayHlyn.







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