Tomber de la Lune

Autrice : Yunbo
Éditeur : Delcourt 
152 pages
Date de sortie : 30 avril 2025
Genre : tranche de vie, drame, ésotérique

« Elle dit que lorsque votre animal de compagnie meurt, il franchit le pont arc-en-ciel qui relie ce monde à celui de l’au-delà… Là-bas, il attend patiemment le retour de son maître qui ne manquera pas d’arriver… Et c’est lui qui l’accueillera en premier dans cet autre monde quand le moment sera venu ! »

Présentation de l’éditeur :

Après son multi-primé Seizième Printemps, Yunbo délaisse l’anthropomorphisme pour revenir aux personnages humains dans ce récit fantastique. Un récit qui déborde à nouveau d’humanité et de délicatesse.

Diane vit dans la maison familiale avec son père et sa belle-mère. Sa mère est décédée mais son père ne semble pas prêt à lui en parler. Diane ne sait même pas à quoi elle ressemblait, aucun portrait n’est là pour rappeler son souvenir. Diane se sent aimée mais triste et vide à l’intérieur. Durant une insomnie, elle découvre un pendentif dans lequel se trouve la photo d’une inconnue. Serait-ce sa mère ?

Mon avis :

Si vous avez succombé au charme dans “Seizième printemps”, il y a de fortes chances que la vie de la jeune Diane, dans “Tomber du ciel”, vous enchante encore plus. Car outre le sujet d’une mère absente dans la vie de notre héroïne, cette dernière souffre d’une maladie pulmonaire. Nous sommes apparemment fin du XIXe siècle, début du XXe à en juger par les tenues vestimentaires ; une époque où les sanatorium faisaient encore les beaux jours de la médecine.

C’est dans ce cadre, en pleine montagne, que la jeune femme va rencontrer une autre pensionnaire, présente pour des troubles de la mémoire. Leurs insomnies seront le maillon de leur amitié naissante, alors qu’en plein jour, Diane ne parvient jamais à retrouver sa nouvelle camarade. Diane-Marie, l’étrange demoiselle de la nuit, partage non seulement le même prénom que notre héroïne, mais également un besoin de se positionner face à sa mère, sans pour autant avoir de souvenirs clairs sur celle-ci.

Une mère trop présente ou complètement absente, voici un thème que Yunbo aime aborder. Mais alors que son précédent titre nous présentait des animaux anthropomorphes, cette fois-ci, les protagonistes sont tout ce qu’il y a de plus humains, dépeint par des traits doux, délicats, raffinés… l’aquarelle de l’artiste enveloppe le récit avec une harmonie magique, comme sorti d’un conte ou d’un rêve ; ce qui contraste avec, justement, les insomnies des deux Dianes.

Sous la lune, elles échangent leurs états d’âme, leurs pensées les plus profondes, dans un silence bienveillant. Même le lecteur se met à rêver qu’elles découvrent ce qui les tient tellement à distance de leurs mères. Et si la lune connaissait tous les secrets de ces jeunes femmes plus liées qu’elles n’auraient pu l’imaginer ? Enjoy ~

ShayHlyn.

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