La Fin du système T.1

Auteur : Shinobu Kaitani d’après l’œuvre originale de Takeshi Natsuhara
Editeur : Delcourt / Tonkam
Genre : Finance
Sortie : le 8 janvier 2025

Avis de l’éditeur :

Yohei Kamo est un économiste de génie dont les thèses, regroupées sous terme le « Kamorisme », sont réputées dans le monde entier. cet excentrique prend diverses apparences pour des « travaux de terrain », où il applique ses théories au sein de notre société où les faibles sont exploités et arnaqués. Sa méthode ? Empoisonner les plus redoutables escrocs avec ses plumes de « pigeon » idéal !

Mon avis : 

L’étrange professeur Kamo étudie passionnément l’économie japonaise et mondiale. D’après ses conclusions : en son socle, une économie aurait pour but premier de construire une société positionnée sur le peuple, l’individu. Mais à notre époque, secourir le peuple laisse la priorité à la hargne d’acquérir individuellement les profits des marchés boursiers pour se remplir un maximum les poches. En d’autres termes : l’économie du globe tend à dénicher des « pigeons peu informés » et à les plumer intégralement.

La fin du système s’attarde d’une certaine manière à nous détailler la Pyramide des besoins, dite pyramide de Maslow, comme traduit et expliqué lors des cours de marketing ou financiers. Tout repose sur ses connaissances personnelles acquises  et ses ressources sur le plan financier.

Comme les mangakas apprécient à juste titre la folie des grandeurs, à nous distraire en évinçant toute frontière, La Fin du système joue avec des gros sous, se chiffrant en milliards de yens. Face à la corruption, c’est au plus malin de plumer et corrompre l’autre. Le Kamorisme, nom porté au style du professeur Kamo, consiste à devenir plus malin que les plus fins escrocs, de manière subtile et totalitaire, quitte à se cramer les ailes pour de bon.

Chose assez remarquable : La fin du système offre une trame élégante qui mérite toute notre attention, tandis que la partie graphique, vide et creuse, demeure aux abonnés absents. Faisons le parallèle avec Trillion Game, par exemple, avec son script plutôt décousu mais redressé avec l’excellent travail graphique de Ryoichi Ikegami. Ne pourrions nous pas simplement inverser les dessinateurs, nous obtiendrions sûrement un dossier brûlant !

Nous conviendrons, sans trop de difficultés, que le trait bien trop fin de Shinobu Kaitani se veut irritant et mollasson. L’album en sa quasi-totalité n’offre nul arrière-champ, d’un blanc immaculé. Non seulement, les portraits des protagonistes se veulent à la limite du correct tout au plus, mais on nous inflige un non décor… Des murs blancs, un vide servant de décor (manquaient-ils de temps à la création de l’album ?), … là on brise les codes jusqu’à la lie, et dans le mauvais sens du cadrage.

L’auteur de Liar Game dévoile, certes, son caractère par le biais de ses trames, mais qu’en est-il de la partie graphique, pointée du doigt comme mauvais élève ! Ici, on est clairement dans le moindre effort à nous balancer clairement du vide visuellement. Désastreux ! Bref, c’est d’autant plus dommage que le leitmotiv nous parle, pour peu que l’on s’intéresse aux bourses, aux cryptomonnaies, et surtout aux arnaques en tout genre.

Coq de Combat

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