Œuvre originale : Pièce de théâtre d’Anton Tchekhov
adaptation : Rémy Benjamin
Éditeur : La Boîte à Bulles
144 pages
Date de sortie : 5 mars 2025
Genre : roman graphique, pièce de théâtre
« Que faire ? Il faut vivre ! Nous vivrons une longue série de jours, de soirées interminables. Mon pauvre oncle Vania, tu pleures. Tu n’as pas connu de joie dans ta vis mais patience, oncle Vania, patience… Nous nous reposerons ! »
Présentation de l’éditeur :
Dans une propriété isolée de la Russie, la vie morne et paisible des habitants est bouleversée par le retour au pays du professeur Sérébriakov et de sa trop belle épouse…
Dans le domaine qu’elle possède et qu’elle gère – avec l’aide de son oncle Vania – Sonia mène une existence morne et tranquille. Mais celle-ci se trouve soudain perturbée par la présence du père de Sonia, le professeur Sérébriakov, venu passer de longues vacances, accompagné de sa nouvelle épouse, la jeune et belle Eléna.
La jeune femme attise les convoitises de l’Oncle Vania ainsi que d’un ami de la famille, le médecin Astrov – homme misanthrope, amoureux de la nature et inquiet pour son devenir – dont est secrètement amoureuse Sonia… Quand le professeur, monstre d’égoïsme, annonce son intention de vendre le domaine, la tension entre les différents protagonistes atteint son paroxysme et des coups de feu sont échangés.
La pièce – et sa brillante adaptation – propose une galerie de personnages tout à la fois ridicules dans leur incapacité à prendre en main leur destin, à ne pas gâcher leur unique vie, et touchants par leur sincérité, leur humanité. Et aborde des thèmes aussi contemporains que le mal de vivre ou l’écologie…

Mon avis :
Tchekhov, un nom connu contrairement (en tout cas dans mon cas) à son œuvre. Pourtant, nul doute que “Oncle Vania” était une pièce de théâtre car Rémy Benjamin a pris soin de maintenir le ton scénique employé par les protagonistes. Comme un prospectus pour les spectateurs, nous découvrons d’emblée les différents personnages et c’est une scène découpée en petites cases qui se dévoile.
Longtemps, au fil des pages, on peut imaginer les décors du théâtre qui changent tandis que les personnages sont attablés. À peine quelques égarements qui prouvent où partent les esprits des uns et des autres ; un sentiment qu’on peut également ressentir avec le film “Anna Karenine” de Léon Tolstoï, avec Keira Knightley & Jude Law. Un mélange entre ce qu’on pourrait voir au spectacle et la réalité des personnages. Avec une prédominance pour le texte, parfois un peu lourd, de l’auteur d’origine.
Ce qui contraste, d’ailleurs, avec le graphisme qui est, quant à lui, rudimentaire. Si les décors sont un tant soi peu intéressants, même dans leur simplicité, les personnages ne sont pas d’une première beauté… Résultat : cette adaptation serait intéressante pour voir ce classique de la culture Russe à l’école, par exemple, moins chargée certainement, que les écrits originaux ; certainement un album attrayant pour les amateurs de théâtre et/ou de l’auteur et indiscutablement une façon de découvrir “Oncle Vania” différemment. Chacun ses goûts, alors enjoy ~
ShayHlyn.







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