The One Hand and The Six Fingers (finale)

Scénario : Ram V et Dan Watters
Dessin : Laurence Campbell et Sumit KUmar
Éditeur : Urban comics
64 pages
Date de sortie :  23 mai 2025
Genre : Policier, S.F.


Il n’y a qu’une seule échappatoire !

Synopsis général:

The One Hand and The Six Fingers est avant tout un mystère, les deux auteurs en présentant des perspectives différentes. Ram V raconte l’histoire d’un détective bourru qui résout une série de meurtres pour la troisième fois. Dan Watters, quant à lui, suit l’auteur de ces meurtres et le cycle de folie qui le traverse. Chacune de ces histoires influence l’autre et est d’autant plus intéressante lorsqu’on les lit simultanément. Le premier récit, The One Hand nous permet de suivre le détective Ari Nasser qui, pour la troisième fois, résout les meurtres du Tueur à la Main Unique. Mais cette série de meurtres est différente, car ce tueur semble avoir six doigts sur la main. Ce qui rend cette histoire si convaincante, c’est la frustration de Nasser tout au long du parcours. Dans cette course contre la montre, Nasser multiplie les échappatoires et les actions désespérées pour le retrouver. Mais le plus marquant, c’est qu’il n’y parvient jamais vraiment. Chaque fois que Nasser est sur le point de trouver le tueur, un coup du sort inattendu l’en empêche. Et sa frustration grandit à chaque fois que ce coup du sort lui arrive. Nasser, en tant que personnage, est également fascinant par sa rudesse. Il est vraiment à fond dans cette histoire. Chaque tentative pour retrouver le tueur ne fait qu’empirer les choses et le conduit à des découvertes majeures dans sa propre misère.

La deuxième histoire, The Six Fingers, comme la première, raconte la vie d’un homme au bout du rouleau. Elle suit Johannes Vale, un étudiant en archéologie qui, après avoir vécu l’une des pires journées de sa vie (qui lui a donné un doigt supplémentaire à la main droite), découvre qu’il a des trous de mémoire prolongés. Lors de ces absences, il participe aux Tueries et devient alors le prochain Tueur à « la Main » ! Il enquête sur les raisons de ses actes, tout en essayant de se cacher de la police (et surtout de l’inspecteur Nasser). Ce que la première histoire fait avec la frustration, celle-ci l’explore avec folie. On y voit vraiment Vale perdre la raison, et la situation ne fait qu’empirer au fil du récit. Chaque fois que Vale a l’impression de reprendre le contrôle de son esprit, il réalise soudain qu’il a commis un autre meurtre. Cela donne lieu à des séquences incroyablement époustouflantes, où le lecteur a l’impression de perdre la tête comme Vale. C’est une série de séquences vraiment complexe et incroyable. On apprécie aussi beaucoup dans ces deux histoires, leur interaction. Il y a plusieurs scènes où Vale et Nasser se croisent. Nasser a l’occasion d’arrêter Vale à de nombreuses reprises au cours de ces séquences. Mais le destin, rend généralement l’acte impossible. L’échec de Nasser à attraper Vale le frustre encore plus, le poussant à tenter des actions encore plus désespérées. Vale réalise qu’il est encore plus proche de l’arrestation, ce qui intensifie sa paranoïa et sa folie. Et ces deux thèmes s’aggravent encore lorsque la conspiration principale commence à se dévoiler. Les deux récits fonctionnent à la fois séparément et comme des histoires distinctes.

Mon avis

Après une première lecture de ce dernier (double) épisode, j’avoue avoir dû reprendre depuis le début car je n’avais rien compris au dénouement ! Finalement le scénario des deux auteurs – comme je l’ai déjà dit – rappelle étrangement les films cultes Blade Runner et Matrix. Le premier pour la présence importante d’êtres synthétiques (les Synths) qui sont partie intégrante du « pourquoi » du récit, le deuxième pour les passages d’un Monde à un autre, la notion de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas, l’intelligence artificielle, etc. Personnellement, j’y vois beaucoup de similitudes avec le roman Alice au Pays des Merveilles aussi (l’autre coté du miroir). Quoi qu’il en soit, je pense que chaque lecteur comprendra à sa façon cette fin particulièrement complexe et étrange qui laisse planer beaucoup de zones d’ombre.

Si vous lisez cette série de fascicules, n’hésitez pas à me donner vos impressions et explications. Enjoy !

48AJR

2 commentaires sur “The One Hand and The Six Fingers (finale)

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  1. Cette BD semble partager avec la précédente (Frères du Japon) la complexité de compréhension !… un nouveau genre ?

    1. c’est vrai que certains récits actuels sont difficiles à suivre… ou c’est l’âge ??

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