Scénario : Jeff Lemire
Dessins : Andrea Sorrentino
Couleurs : Dave Stewart
Editeur : Urban Comics
ISBN : 979-10-268-2054-3
DL : 11/2024
NB pages : 312
« Et c’est là qu’il attend. »
Version Originale : « The Bone Orchard Mythos : Tenement » #1 à 10 publiée aux USA par Image Comics.
Résumé éditeur :
A la mort d’un de leurs voisins, dix habitants d’un HLM qui ne se connaissent que peu et que tout oppose devront coopérer alors que des phénomènes étranges surviennent autour d’eux. Invasion de mouches, baignoires remplies de sang, hallucinations glaçantes… le lugubre bâtiment cache une bien sombre histoire et un passage vers une dimension terrifiante, dans les tréfonds de laquelle ses résidents devront s’aventurer pour espérer en percer les mystères… et rester en vie.
Dans l’univers étendu du mythe de l’ossuaire nous avons des albums auto-concluants qui partage le même univers. Nous voici donc avec Les Résidents. Dans un HLM, le jeune Isaac va hériter d’une clef laissée là à dessein par Félix, l’un des résidents récemment décédé d’une manière mystérieuse qui vivait dans un appartement voisin au sien. Quand il décide de s’en servir, il va entrainer avec lui sa famille et des voisins vers ce qui semble être une porte qui mène vers un monde qui, il faut le bien le dire, n’est pas un lieu très touristique. Cette descente labyrinthique sous forme de niveau, va en effet soumettre ces résidents à rude épreuve que ce soit pour éprouver la sanité de leurs esprits, ou pour affronter les quelques résidents de ce monde d’en dessous pas très avenant. La fête des voisins n’a pas le même sens chez eux visiblement.
Jeff Lemire fait du Lemire, c’est-à-dire qu’il insiste à longueur d’album sur des points que le lecteur a compris d’entrée, mais il lui semble bon de lui rappeler sans cesse. Dans cet album son obsession est donc le chiffre sept et vous allez le voir avec ses gros sabots y faire référence ad nauseam. Je continue de penser qu’il est bon pour créer des univers, mais médiocre à les raconter. Toujours est-il que ses personnages sont un peu clichés de prime abord avec le voisin violent, le drogué, la paumée, la femme malade et son mari parieur, etc. Il arrive quand même à les caractériser et les faire interagir de manière plausible, c’est tout de même un bon point. Mais n’oubliez pas, ils sont sept. Il faudra passer sept niveaux pour atteindre la fin très lovecraftienne de cette descente aux simili-enfers qui s’étire inutilement en longueur. Bon courage à vous.



Le style Andrea Sorrentino viendra sauver ce récit avec son style semi réalise qui semble bien correspondre à tout ce qui tient à l’horreur suggérée : à savoir les choses qui se faufilent dans les ombres, les entités aux traits pas tout à fait discernables, les mouches et autres bestioles habituels des enfers.
Même si Lemire m’agace toujours autant l’ensemble reste cohérent, mais le chemin vers la conclusion est long et sinueux de sorte que l’on se demande si l’ensemble n’aurait pas gagné à être plus court.
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JaXoM




Heureusement que Lemire n’a pas fait une fixed sur le chiffre 36 par exemple….