Scénario : Matt Kindt
Dessin : Daniel McDaid, Bill Crabtree
Éditeur : Delcourt
96 pages
Date de sortie : 26 février 2025
Genre : Science-Fiction
Le seul moyen de survivre est de s’intégrer grâce à leur langue.
Présentation de l’éditeur
Robin est une journaliste. Elle accompagne les soldats américains qui se dirigent vers Terminus, une planète de merveilles peuplée de dieux de SF, pour faire le premier reportage sur ce nouveau territoire. Dix minutes après leur arrivée à destination, toute l’équipe des Marines est anéantie. Robin se retrouve seule pour survivre mais aussi poursuivre son reportage. Mais la mort guette Robin à chaque instant..

Mon avis
Terminus regorge de merveilles cosmiques et de « dieux » de science-fiction en plein conflit de pouvoir politique, la journaliste Robin se retrouve seule dans cette planète hostile et va devoir survivre tout en essayant de comprendre la langue des habitants, leur religion et trouver des alliés pour fuir l’armée qui semble dominer le peuple… Mais elle va vite se rendre compte que celui qui dirige tout cela n’est pas un étranger inhumain.

Matt Kindt nous livre un récit de S.F où prédominent les problèmes que connait l’humanité : despotisme, religion, sousmission des peuples par la force, etc. Il met en scène une héroïne, journaliste, seule capable de dénoncer cela, pourvu qu’elle arrive à retourner sur terre. Si le récit commence comme le second film de la saga Alien avec ces marines qui se croient dominants et finissent vite ad patres, la tournure de l’histoire rappelle vite le roman « Au cœur des ténèbres » de Joseph Conrad (qui servit de base à Apocalypse Now) avec un être tout puissant, isolé, devenu fou, dont les adeptes commettent des atrocités en son nom et un envoyé de la compagnie (ou l’armée) obligé d’éliminer ce fou afin que tout rentre dans l’ordre des choses. L’artiste Daniel McDaid illustre parfaitement le récit, présentant un peuple extra-terrestre crédible et des « soldats » fascistes, réprimant le peuple, dont l’aspect répulsif seul inspire déjà la terreur. Le coloriste Bill Crabtree, lui, avec des tons allant du brun au rouge vif, situe, sans équivoque, l’action dans un monde étranger à notre planète. Enjoy !
JR

pas trop fan de la colorisation mais pourquoi pas car j’aime la SF.