Scénario : LF Bollée
Dessin : Georges Van Linthout
Éditeur : La Boîte à Bulles
128 pages
Date de sortie : février 2025
Genre : Histoire
» – Vous êtes au courant de la question qui agite en ce moment tout le milieu hippique ? Les pattes des chevaux quittent-elles toutes ensemble le sol quand ils sont au galop ? L’animal a-t-il toujours un sabot au sol quoi qu’il arrive ? Les avis sont partagés ! «
Présentation de l’éditeur
Afin de découvrir si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol, Muybridge et Stanford vont révolutionner la photographie…
Au milieu des années 1860, la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale arrive à son terme. Derrière ce projet colossal, côté Ouest, le magnat et ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, un homme connu pour sa voracité et qui ne vit que par et pour ses chevaux – qu’il garde près de lui dans son manoir de California Hill.
Ainsi, le jour où son partenaire et rival, Mr Durant, lui fait part de la question qui agite les milieux hippiques de l’époque, ils se lancent un pari : celui qui parviendra à prouver si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol gagnera 10 % de l’entreprise de l’autre.
Pour battre son rival, Stanford offre des moyens quasi illimités à Eadweard Muybridge, un photographe talentueux mais psychologiquement instable. Muybridge entreprend donc de photographier, un à un, les mouvements d’un cheval au galop, qu’importe que la technologie ne le permette pas encore…
Débute ainsi une collaboration funeste où se rencontrent avidité et démesure, mais qui révolutionnera la photographie et posera les bases du cinéma.

Mon avis
Toutes les inventions ne sont pas sorties du cerveau d’esprits éclairés et visionnaire. Loin s’en faut ! Certaines naissent parfois du fruit du hasard ou de la démesure de milliardaires mégalomanes, avides de reconnaissance, de postérité et de pouvoir.
LF Bollée nous raconte ici dans un étonnant docu-thriller, comment, à partir d’un pari fou, ont été posées les bases du cinéma.
Nous sommes dans les années 1860 aux États-Unis alors que s’achèvent les travaux des deux lignes de chemin de fer qui doivent se rencontrer au milieu du continent. D’un côté, Leland Stanford, homme d’affaires vorace, impitoyable et grand passionné de chevaux mène le chantier de la Central Pacific Railroad. De l’autre, Mr Durant, son rival à la tête de la Union Pacific. Ce dernier lance un pari fou : le premier qui réussira à prouver que les pattes des chevaux au galop quittent toutes ensembles le sol, gagnera 10 % des parts de la société de l’autre. Le défi est à la hauteur de la mégalomanie de Stanford qui engagera des fortunes pour le remporter. Il engage le photographe Eadweard Muybridge, au talent incontestable mais au tempérament très instable et imprévisible. Pour arriver à ses fins, et grâce à des moyens quasi illimités, il inventera une technique de photographie lui permettant de décomposer les mouvements posant ainsi les bases du cinéma.
Voilà un récit étonnant qui met en scène autant le génie que la folie au service de caprices et de jeux de milliardaire. Caprices qui finalement serviront la science et l’art. Comme quoi, les desseins de certains mégalomanes peuvent s’avérer parfois utiles.
Voilà un roman historique richement documenté et très instructif.
Loubrun

Il semble qu’il n’y ait pas de contact avec le sol lorsque les pattes AR rejoignent les pattes AV après la poussée.
Ta première phrase m’a fait pensé à un célèbre constructeur de voitures électriques….