Dessin : Christophe Girard.
Scénario : Jean-Charles Chapuzet.
Éditeur : Glénat.
Date de sortie : 8 janvier 2025
128 pages
Genre : Guerre, historique.
« On ne mesure pas à quel point et à quel degré de fièvre je peux faire monter le peuple italien ! Il est à ma main !»

Digne de la commedia dell’arte.
Après Le Matin de Sarajevo et L’Affaire Zola, Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard nous entraînent dans une cavale de trois jours pour revivre les dernières heures du dictateur et mieux comprendre son rapport au pouvoir, comme son rapport aux femmes. Avec ce roman graphique digne d’un polar historique, les auteurs nous livrent les moments-clés de la vie de cette figure à la fois grotesque et terrible, peu exploitée en bande dessinée. Entre grandeur et décadence, amour et clandestinité, on traverse les heures sombres du XXe siècle et on entre dans l’intimité d’un couple au destin tragique. Une œuvre riche et documentée.
Mon avis.
Voilà bien une chronique que j’ai eu un mal fou à écrire. Pas que cette BD soit compliquée à expliquer mais bien par son thème cad l’ascension du fascisme qui est malheureusement encore bien actuel. Je n’en reviens toujours pas du double salut fasciste d’Elon Musk lors de l’intronisation de Donald Trump (qui sont d’ailleurs présentés comme les héritiers du Duce dans cet album). J’ai vraiment du mal à prendre ça comme un détail et ces personnages me font vraiment peur !
Bon revenons à notre mouton noir, Benito Mussolini dont la vie est retranscrite dans cet album d’une façon bien documentée. On connaît tous la fin du Duce mais je dois avouer que je ne connaissais pas ses dernières heures. On y voit un Mussolini un peu dépassé par les événements, presque désabusé. On est loin du Mussolini narcissique, mégalomane, dominateur qui haranguait les foules. J’ai aussi découvert son côté « sérial niqueur », un vrai chaud lapin qui n’avait que très peu de considération pour les femmes « la foule comme les femmes est faite pour être violée ». Eh oui !!! Ça ne vous rappelle pas quelqu’un de très actuel ?
Le coté grotesque du personnage est d’ailleurs renforcé par le trait très « TARDIesque » de Christophe Girard. Cependant, on notera que les décors sont eux plutôt soignés. L’Italie mérite bien cette attention tout comme la couverture très réussie.
Punaise c’est aux forceps que j’écris cette chronique, je n’y suis pas.
Bref, un album plus d’actualité, presque nécessaire pour éviter de faire les mêmes conneries, à bon entendeur salut ! Mais pas celui du fascisme !
Samba







Si tu as eu du mal pour la chronique, sa couv m’a aidé à trouver la bannière !
Je n’arrive plus à coller une image de la bannière !😡