Auteur : Michaël Olbrechts
Éditeur : La boîte à bulles
176 pages
Date de sortie : 9 octobre 2024
Genre : biographie, histoire
« Ils sont tarés, armés et occupent NOTRE île. »
Présentation de l’éditeur :
Fuyant la société, Friedrich et Dore s’installent sur l’île inhabitée de Floreana. Rejoints par de nouveaux venus, ils se retrouvent pris dans un huis-clos burlesque et macabre.
Quand ils débarquent sur Floreana en 1929, Friedrich Ritter et Dore Strauch pensent avoir trouvé l’endroit idéal pour passer leur vie. Inhabitée et dotée d’une faune et une flore extraordinaire, l’île a des allures d’Eden pour ce médecin fanatique de Nietzche et son ancienne patiente qui ont choisi de vivre isolé de la société des Hommes.
Pourtant, l’idylle sera de courte durée. Ayant eu vent de leur entreprise, et attiré par ce mode de vie si singulier, la famille Wittmer rejoint l’île en 1932. Malgré un accueil glacial, chacun poursuit sa vie paisiblement et de son côté. Mais c’est à l’arrivée d’une autoproclamée Baronne et de ses deux amants que les choses se gâtent vraiment…
Lutte pour le contrôle de l’île, jalousie entre « voisins », disparitions mystérieuses, l’île de Floreana, si paisible jusque-là, devient le théâtre d’une comédie aussi étrange que macabre.
Michaël Olbrechts revient sur la mystérieuse et authentique « Affaire des Galapagos » dans un huis-clos à ciel-ouvert palpitant.

Mon avis :
Quelle étrange histoire que cette affaire là… Ne connaissant les “Galápagos” que par divers documentaires sur sa faune et sa flore, dont ces si belles tortues : quelle surprise de découvrir ce récit aussi improbable que véridique. Michaël Olbrechts revient sur une petite partie de la vie sur l’un des archipels formant les Galápagos qui aurait visiblement défrayé les chroniques avant la seconde guerre mondiale.
Pourtant riche en allées et venues humaines depuis le 19e siècle (merci Wikipédia), l’île de Floreana a vécu une bien surprenante cohabitation avec trois maisonnées austro-allemandes largement décrite dans la présentation des éditions “La boîte à bulles”. Une situation totalement improbable à notre époque où un couple adultère décide d’aller vivre comme des Robinson Crusoé modernes. On ne peut d’ailleurs que rejoindre les médias de l’époque qui voyaient en Friedrich Ritter un philosophe fanatique de Nietzche, tandis que sa jeune maîtresse qui va gagner en maturité à la vitesse de la lumière en compagnie de cet homme aux idées bien arrêtées. D’autant plus quand une autre famille Allemande va venir s’installer, ainsi qu’un trio plutôt saugrenu dirigé par une “Baronne” excentrique. De quoi devenir zinzin…
C’est d’ailleurs ce qui ressort le plus dans cet album. Le rêve qui percute violemment la dureté de la réalité, l’idéalisme d’un homme bafoué par l’ingérence d’autres individus non souhaités sur l’île. Chacun a ses attentes et aucune ne correspond à celle du voisin. De sorte que même en n’étant que 8 sur l’île (9 en réalité… Les Wittmer ayant deux enfants et non un seul), il y eu tant de grabuge qu’il se peut bien que deux personnes aient été tuées. Par qui, quoi, comment… tel est le mystère.
Avec une ligne claire qui rappelle un peu les bd franco-belges “tout public” d’antan, des couleurs naturelles bien qu’un peu froides pour une île de l’équateur et des protagonistes bien définis dans ce décor paradisiaque, l’auteur nous fait (re)découvrir cette étrange affaire qui reste un sujet de controverse, mais également un bon appât pour touristes qui ne manquent pas d’affluer pour découvrir où l’impératrice de Floreana (autoproclamée évidemment) a vécu, observé le monde et voulu ériger un palace qui restera une chimère. Vous connaissiez, vous, l’affaire des Galápagos ?
ShayHlyn.



Intéressant.
Inspiré par cette BD pour la bannière !