Scénario : Delphine Le Lay
Dessin et couleurs : Alexis Horellou
Éditeur : Casterman
96 pages
Date de sortie : septembre 2024
Genre : aventure
« – Ça te dirait qu’on aille enquêter sur un truc du côté de la crique interdite ?
– Celle qui est à moitié hantée par un ogre ?
Présentation de l’éditeur
Lucien, Violette et leurs amis passent les vacances d’été dans leur village. Ils sont assez grands désormais pour s’aventurer dans la « crique interdite », nommée ainsi par les adultes en raison des marées dangereuses. C’est pourtant l’inquiétante silhouette d’un homme qui va les effrayer. La légende dit qu’un ogre imprévisible et cruel hante les lieux. Des cris et hurlements se font entendre chaque nuit. Il n’en fallait pas plus pour piquer la curiosité de Lucien et Violette et les pousser à enquêter en secret. Contre toute attente, ce qu’ils découvriront sera bien plus précieux que ce qu’ils imaginaient !

Mon avis
La BD ludo-pédagogique proposée depuis maintenant 5 albums continue son petit bonhomme de chemin. Lucien et Violette, les deux jeunes héros qui vivent plein d’aventures leur apprenant au passage des tas de choses sur la vie, ont bien bien grandi et gagnent en indépendance. Ils découvrent ainsi de nouveaux territoires qui leur étaient auparavant interdit comme la « crique interdite », si dangereuse à cause des marées, d’après ce que disent les adultes, mais aussi à cause des hurlements qui résonnent chaque nuit. Lucien et Violette sont à un âge où l’on veut découvrir les choses par soi-même et se faire sa propre idée, donc, ils vont dans l’intrigante crique.
Ce qu’ils vont découvrir leur donnera une bonne leçon d’apprentissage de la différence en faisant la rencontre d’un vieil homme vivant en marge de la société et occupé à construire une œuvre d’art brut monumentale.
Un homme en marge, de l’art en marge, il n’en faut pas plus aux auteurs pour mettre en place une intrigue qui va confronter les jeunes héros à ce que les adultes nomment préjugés, idées reçues, repli sur soi. L’apprentissage se fait dans la douceur, naturellement et simplement, sans grande leçon de morale ni grand discours lénifiant. Les deux jeunes ados sont plongés dans le grand bain de la vie et apprennent sur le tas.
Outre le fait que l’intrigue soit bien menée et l’histoire bien racontée, le propos est toujours intelligent et jamais bêtifiant. C’est plutôt plaisant de voir une BD pour les jeunes, dans laquelle les héros ne sont pas des crétins écervelés et surtout où le lecteur est invité à réfléchir tout en se divertissant.
On apprécie le traditionnel bonus de fin d’album consacré à l’art brut où l’on nous parle entre autres de Dubuffet et du facteur Cheval.
Loubrun

Je me suis permis de changer le titre…
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