Abaddon T3

Arôn

Scénariste : Christopher Bec
Dessinateur : Robert Carey
Editeur : Soleil – Collection Anticipation
Genre : Science-fiction
Sortie : le 21 août 2024

Avis de l’éditeur :

2027. Partout dans le monde, des objets mythiques des 5 grandes religions sont découverts. Les pouvoirs de ces artefacts sèment la mort et la panique et les hautes instances religieuses semblent cacher un secret qui pourrait anéantir l’Humanité.

Mon avis :

Les habitants de Si-Nai s’affrontent sans relâche contre les hordes de « saulifuges », des bestioles rampantes conditionnées à détruire. C’est pourquoi la cathédrale, où la population est abritée en nombre, s’est vue renforcée et devenue ainsi quasiment inaccessible de l’extérieur.

Norkim, Haddassah et les leurs reçoivent gites et couverts au sein de la forteresse, accueillis comme il se doit par Assael puis par la pharaonne en personne. Mais toute forteresse qu’elle soit, les règles sont unanimes : dés le couvre-feu, tout le monde se retrouve dans l’obligation de retourner dans ses quartiers. Qui plus est, d’après les dires de quelques bavards, un véritable trésor se cache au cœur même de la cité…

D’anciens objets précieux datant d’avant l’Apocalypse au pouvoir déclencheur liés avec fléaux et catastrophes sont précieusement gardés. Fertilité de vallées, tempêtes de sable, nuées d’abeilles, amputation de membres, liens avec sauterelles et démons à l’instar d’anciennes plaies d’Egypte.

Avec ce troisième opus délirant, le duo d’auteurs Christopher Bec & Robert Carey s’efforce de dévoiler la folie des hommes qui craignent les retombées d’ordres spirituels et ceux qui, contre vents et marées, tentent d’atteindre le voile obscur retranché derrière la barrière de vérité.

La Citadelle correspond au refuge, et quiconque trahit ses codes, devra impérativement en être exclu, jeté au dehors. Christopher Bec retrace, à sa sauce personnelle, le jugement dernier des temps de la fin au travers de calamités désastreuses pour l’Humanité. Cinq artefacts une fois réunis qui sembleraient perdre de leur teneur. Si on les sépare, le chaos réapparaît.

Bien que le récit d’Abaddon puisse soulever quelques interrogations, le lecteur s’épuise dans un charabia des plus désolants. Trois tomes ne suffisent guère à jeter suffisamment de poudre sur l’échiquier. D’autant que le style graphique de Robert Carey demeure bien trop statique, comme si ses protagonistes manquaient cruellement de dynamisme. Figés même lors de mouvements.

C’est d’ailleurs là l’énorme souci de cette série, comme si tous les personnages étaient issus d’un jeu vidéo et que l’on attend désespérément que quelqu’un actionne la manette pour les mettre en route ; c’est d’autant plus dommage que ceux-ci affichent des caractéristiques plutôt correctes, indépendamment de faciès bien trop caricaturaux et rudimentaires.

Mention spéciale à la colorimétrie signée Jérôme Alvarez qui respecte les codes d’ombre et de lumière, enjolivant ci et là des arrières champs vivaces.

Une trilogie qui se solde néanmoins par une note quelque peu décevante où l’on aurait espéré bien plus au final.

Coq de Combat

2 commentaires sur “Abaddon T3

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  1. « … le lecteur s’épuise dans un charabia des plus désolants. »

    Si j’en crois la chronique, apparemment, même les scénaristes les plus connus se permettent de faire des daubes incompréhensibles aux scénar les plus ridicules.

    Je me demande à quoi servent les responsables artistiques pour laisser passer ce genre de merde en déboisant nos forêts !😡

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