Auteur : Daisuke Igarashi
Éditeur : Delcourt MoonLight
352 pages
Date de sortie : 22 mai 2024
Genre : tranche de vie, cuisine
« En fait, c’est en quittant le village… que j’ai réellement pris conscience que les gens de Komori étaient dignes de respect. Ils vivent dans le concret et parlent de choses vraies. »
Présentation de l’éditeur :
Daisuke Igarashi, l’auteur de la cultissime série Les Enfants de la mer, propose ici un titre tout en poésie et en douceur. Une évasion forte et émouvante.
Ichiko vit paisiblement à Komori, hameau dont le nom signifie « Petite forêt ». Elle utilise les produits locaux, issus des terres et de la nature qui l’entourent, pour cuisiner. À travers les différents plats qu’elle se plait à concocter, c’est toute sa personnalité qui s’exprime et se libère. Une ode à la contemplation, au partage et à la poésie qui se niche dans les petites choses du quotidien.

Mon avis :
Voilà une saison propice à cette lecture. L’automne. Confortablement installé(e) dans une couette bien chaude, calé(e) dans un canapé ou un fauteuil, et c’est parti pour un tour des saisons dans le petit hameau de Komori, “Petite Forêt”, en compagnie de Ichiko. Une petite tranche de vie presque paisible, au rythme des saisons, des cultures dans les champs et des petits plats mijotés par l’héroïne… loin, très loin du brouhaha des grandes villes qu’on imagine quand on pense au Japon.
Le style scénaristique de Daisuke Igarashi émane de chaque page, comme suspendu dans le temps, perdu, là, dans ce village perdu où les gens vivent du labour, du travail de leurs mains. Une narration un peu (beaucoup ?!) lente, mais non dénuée de charme pour être en harmonie avec le graphisme tellement fin et délicat de l’auteur.
Les paysages champêtres irradient entre champs et Nature, entre villageois et la faune locale parfois déroutante. Tout est minutieusement détaillé, riche et agréable au regard : comme les petits plats de cette jeune femme, Ichiko, qui vit seule depuis son retour de la grande ville et la disparition de sa maman. Entre introspection et le concret de cette vie à chaque jour suffit sa peine.
Autant le dire d’emblée, à l’instar du titre phare de l’auteur “Les enfants de la mer” (dont je dois encore, honte à moi, lire le dernier tome depuis des mois) : ce n’est pas un manga pour tout le monde. Si vous cherchez de l’action, des rebondissements… vous avez pénétré la mauvaise forêt. Daisuke Igarashi nous invite plutôt à, comme le dit d’ailleurs fort bien le résumé des éditions Delcourt : “Une ode à la contemplation, au partage et à la poésie qui se niche dans les petites choses du quotidien.” De quoi flâner de page en page, prendre son temps, librement.
ShayHlyn.







Le côté bucolique de ta chronique m’a fait penser à la chanson de Cabrel « Petite Marie »