Scénario : David de Thuin
Dessin : David de Thuin
Éditeur : Sarbacane
112 pages
Date de sortie : 1er mai 2024
Genre : Thriller
« … On ne connait jamais vraiment les gens et on est bien souvent étonné… Et précisément : souvent déçu. »
Présentation de l’éditeur
Petits meurtres entre amis… Ne vous fiez pas aux apparences !
Voilà des décennies que Stéphane a pris le large et a quitté sa région natale pour la chaleur du sud de la France. Quand des copains d’enfance qui, eux, n’ont pas bougé du Nord, lui proposent de venir passer quelques jours, il accepte avec joie. Rien de tel qu’un week-end de retrouvailles pour se rappeler les bons souvenirs !
Le temps a passé, et pourtant, Stéphane constate que rien n’a changé. La piquante Graziella et le sportif Rudy forment toujours un couple solide. Luc, malgré la perte de sa femme, n’a pas perdu sa joie de vivre, tandis qu’Étienne, à qui on ne connaît aucune histoire d’amour, est toujours aussi bizarre et susceptible. Stéphane, malgré son éternel sens de l’humour dont il use pour désamorcer les situations inconfortables, déchante assez vite et ne parvient pas à se départir d’une inexplicable angoisse qui l’a étreint dès son arrivée sur les terres de son enfance. Est-ce à cause des vieux conflits larvés qui se ravivent entre les amis ? Des étiquettes qui collent à la peau et dont il est impossible de se défaire ? Ou bien de la découverte macabre de restes humains qui fait l’actualité et qui laisse penser qu’un serial killer sévit dans le coin ?
Alors que le week-end avance, un climat de tension et de défiance s’installe, et Stéphane se demande s’il connaît ses amis aussi bien qu’il le pensait…

Mon avis
Je dois vous avouer que je ne suis pas particulièrement fan des BD de Lewis Trondheim. Qu’est-ce-que ça vient faire dans une chronique sur Autreville de David De Thuin, me direz-vous ? Rien, si ce n’est que le style graphique utilisé par l’auteur pour illustrer son thriller socio-provincial est juste le même que celui de Trondheim et qu’on s’attend en permanence à voir apparaître Lapinot au détour d’une case. Mais, quand je dis « le même », c’est vraiment LE MÊME… C’en est d’ailleurs assez étonnant…

Bon, et comme en plus, le scénario d’Autreville ne m’a pas vraiment fait lever de ma chaise, ça va être difficile de vous dire tout le bien que je n’en pense pas… En effet, on est plongé dans les retrouvailles entres vieux amis d’école qui naviguent entre souvenirs « d’anciens combattants » (souvenirs qu’on se ressasse à l’envi quasiment à chaque fois qu’on se retrouve…) et sujet plus actuels, récents (décès de la femme de l’un d’entre eux il y a quelques années, etc.). A vrai dire, ça manque tout de même d’action et ça a un air de déjà-vu…
Malgré tout, l’intérêt du lecteur est tout de même un peu titillé par les bribes d’une affaire judiciaire, le fameux serial killer qui rôde, distillées au fil des pages, et qui va inévitablement (en tout cas, c’est ce que l’on pressent) entrer en collision avec nos 5 personnages Trondheimo-antropomorphes à un moment ou un autre.

Je ne m’étendrai pas sur la fin pour les deux raisons suivante : la première, c’est que je ne veux pas dévoiler cette partie de l’intrigue, et la deuxième, la plus importante à vrai dire, c’est qu’elle m’a, c’est le cas de le dire, laissé sur ma faim…
Bref, je n’ai pas accroché… ça arrive !
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Odradek




J’ écrirais des mots que n’entre pas dans le dico » Trondheimo-antropomorphes » , c’est toi que je t’aime.
Perso, je suis plutôt fan de Trondheim et particulièrement de Lapinot que j’adore et dont je n’ai loupé aucune aventure.
Le problème ici, c’est peut-être parce que ce n’est pas du Trondheim !