Scénario : Eric Puybaret
Dessin : Eric Puybaret
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 22 mai 2024
56 pages
Genre : Fantastique
« – Laïs… Tu es déjà morte…
– Oui, mais ça fait mal… »
Présentation de l’éditeur
Un univers à la croisée du Petit Prince et du Roi et l’Oiseau que ne renierait pas Roald Dahl, imaginé par le talentueux Eric Puybaret. Il fera autant le bonheur des jeunes lecteurs aguerris que celui des adultes rêveurs
Anton, âme errante piégée au fond des Antres, doit à tout prix retrouver Quéa au port des sept passeurs s’il veut pouvoir regagner un jour le monde des vivants. Mais cette dernière a fui le point de rendez-vous pour échapper aux branches de la Catabase ! Et dans ce monde à la logique folle, pas sûr que notre héros arrive lui-même à bon port. Surtout quand rode Niers Peter, son ennemi juré…

Mon avis
Voici 2 ans que j’attendais la suite des Antres, 2 ans ! C’est long, vous savez, quand on a vraiment bien aimé le premier tome. Surtout que ça n’aurait pas été la première fois qu’un éditeur aurait annulé une série au mépris de l’appréciation de certains lecteurs pour un bon début. Heureusement, ce ne fut pas le cas ici, que Delcourt en soit remercié.

Et donc, on retrouve les Antres, cet endroit improbable qui n’est ni le Paradis ni l’Enfer comme l’entendent un bon paquet de religions, mais plutôt une sorte de monde surréaliste où l’on croise tout un tas de personnages plus ou moins loufoques et plus ou moins célèbres, et où il ne fait pas bon être sans poids… Car cette absence de réponse aux lois de la gravité, si elle signifie que l’on n’est pas complètement mort, ne veut pour autant pas spécialement dire qu’on est encore vivant…
Apparemment, pour notre héros sans nom, tout semble indiquer qu’il est entre les deux états et que s’il va se battre pour retrouver le monde réel et la vie, les embûches qu’il va rencontrer (et elles sont en nombre) font que ce n’est pas gagné…

Après, c’est toujours aussi parsemé de « saillies drôlatiques » comme dirait l’autre, qui rythment ce second tome du même humour décalé que le premier, rendant la lecture tout aussi agréable. Bref, un second tome qui fait plus que tenir la route et nous donne envie de lire la suivant, même si c’est dans 2 ans.
![]() | ![]() | ![]() |
Odradek




Je me souviens surtout de l’oiseau de la couv du T1 qui nous avait bien fait galérer au BDGestival !