Scénariste : André Taymans
Dessinateur : François Walthéry
Editeur : Editions du Tiroir
Genre : Polar
Sortie : le 23 février 2024
Avis de l’éditeur :
Sophia Stromboli est capitaine des carabiniers à Palerme. Un paradoxe pour la fille de Gino Stromboli, influent mafieux abattu par la police alors qu’elle n’avait que dix ans. Célibataire, elle vit chez sa grand-mère, qui n’a qu’une idée en tête, la marier !
Mon avis :
Une prostituée est retrouvée morte noyée au bord d’un rivage, à priori l’une des filles qui tapinait pour Tony le fou. Sur les lieux du crime, la capitaine Sophia Stromboli découvre une photo d’elle-même dans le porte-monnaie de la défunte, avant d’être violemment frappée à son tour par le présumé assassin.
Dans le coma depuis dix jours, l’affaire piétine, si ce n’est les révélations d’une journaliste, Sandra, amante de Stromboli rencontrée cinq ans plus tôt à Rome. Ainsi qu’un mystérieux Midas, responsable de la mort de nombreuses femmes, avec pour particularité la mise en scène de placer une photo de la capitaine retrouvée sur chacune des victimes…
Engendrant une réelle fixation sur Sophia, et l’énigme autour de cette affaire, l’agence décide de la muter bien loin de Rome mais le criminel semble plus que tout lui faire du mal.

On ne présente forcément plus le duo de légende André Taymans & François Walthéry, au vu de leur palmarès à faire pâlir bien des artistes. Nous les retrouvons cette fois-ci à nous conter l’enquête complexe autour de trois femmes ainsi qu’un dangereux psychopathe à la liste de macchabées bien fournie. Une journaliste, et deux flics féminins qui se détestent royalement l’une l’autre. Ainsi qu’un turn over final.
Les auteurs n’ont rien perdu de leur magie et cela se témoigne par ce côté captivant d’entrée de jeu. Pas un brin d’ennui et un tracé de Walthéry tout à fait convainquant.
Notons que l’album, en format italien, amène soigneusement chaque planche distillée par des couleurs vives et un trait nerveux. Les protagonistes assurent leur rôle par de nombreux plans rapprochés, si ce n’est quelques cadres arrière champ où l’on peut décortiquer les faciès mis en relief.
Enfin, la fin d’album est agrémenté de notes supplémentaires, de crayonnés originaux ainsi que d’originaux de couvertures en noir et blanc. Franchement, si vous appréciez le second degré, l’argot et ces deux artistes de légende, foncez vous munir de ce format peu courant qui risque fortement d’être recherché d’ici peu.
Coq de Combat


Personnellement, j’ai trouvé cet album bien faible et à tout point de vue.
Il reste le charme reconnaissable des héroïnes un peu racoleuses de Walthéry !
Rien que la couverture fait peur !