Auteur : Yann Cozic
Éditeur : Glénat
104 pages
Date de sortie : 24 avril 2024
Genre : aventure, jeunesse
« Ils disent qu’un monstre va me chasser pour me manger. Mais c’est juste des histoires pour faire peur aux enfants, non ? »
Présentation de l’éditeur :
La jeune fille et le monstre !
Comme sa mère avant elle, Moira est servante au château de Mardival où le grand seigneur donnera ce soir une cérémonie en l’honneur de son illustre ancêtre, le Comte Albinus de Mardival. Mais au cours des festivités, Moira se retrouve accidentellement en contact avec les reliques sacrées de l’aïeul. Malheur ! La malédiction va alors s’abattre sur elle. Mise à la porte, Moira est livrée à elle-même ; rejetée par les châtelains mais aussi par les villageois qui sont trop apeurés par le monstre qui la traque désormais. Par chance, dans son exil forcé, Moira va croiser la route de Grégoire. Ce soldat déserteur, recherché par la garde a peut-être une idée pour conjurer le sort… C’est le début d’une expédition durant laquelle une complicité va naître entre ces deux personnages. Cette amitié inattendue pourrait permettre à Moira de découvrir ce qui la lie vraiment à cette bête légendaire. Quant à Grégoire il pourrait enfin se libérer d’un lourd secret d’État qu’il garde depuis bien trop longtemps. À la lumière de toutes ces révélations, le pouvoir de la couronne pourrait vaciller…
Trahisons, aventures mais aussi retournements de situation, rythment ce roman graphique à l’ambiance médiévale qui se dévore d’une traite ! Le dessin rafraîchissant de Yann Cozic, qui fait une entrée remarquée chez Glénat, nous donne le sourire avec ce récit d’émancipation plein d’humour et de suspense. Un album tout public à découvrir sans attendre !

Mon avis :
“Mardival” aurait très bien pu commencer par “Il était une fois”. Ce conte initiatique reprend, en effet, les ingrédients d’une histoire moyenâgeuse avec la jeune fille brimée, le chevalier servant et une créature effroyable. Même la couverture, en tissu gaufré, semblerait d’époque si le dessin de Yann Cozic n’était pas contemporain aux animés/cartoons actuels.
C’est donc avec incertitude qu’on entame la lecture. Va-t-on se repaître d’une légende semblable à mille autres ou l’auteur va-t-il réussir à nous transporter dans son imaginaire ? Étrangement, il y a de quoi s’identifier à Moira quand on est une jeune fille du XXIe siècle. Famille monoparentale, avec une mère trimant pour nourrir son enfant, les pré-ados devraient s’y retrouver et donc s’attacher à ce personnage envoyé en exil pour avoir osé toucher les reliques du Comte Albinus de Mardival, preux chevalier qui avait la protection d’une créature terrifiante qui, selon la légende, défendrait toujours son maître.
Classique, mais efficace comme trame principale. Mais la véritable accroche, c’est ce qu’on ne sait pas. Ce que le chevalier en fuite, Grégoire, sait tout comme ce que l’on peut deviner au fil des pages. Alors on veut bien évidemment connaître le fin mot de l’histoire, raison pour laquelle on dévore les pages remplies d’un dessin contemporain, aux couleurs plutôt naturelles contrairement à ce que laisse penser la couverture et, comme dit plutôt, un design façon “cartoon network” pour définitivement happer les jeunes lecteurs préadolescents. Sympathique entrée en matière Fantasy pour ces nouveaux lecteurs, je pense…
ShayHlyn.





Prix des Collèges : Mardival de Yann Cozic – Glénat à Angougou.
ça va, 3 cœurs. Au moins c’est mieux que certains titres dont je ne vois pas l’intérêt 😁