Autrice : Elsa Brants
Éditeur : Kana
208 pages
Date de sortie : 22 mars 2024
Genre : fantasy, humour, aventure
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Présentation de l’éditeur :
Myrtis, princesse de son état, capricieuse, autoritaire, impulsive et égocentrique comme il se doit, refuse de quitter son rôle d’enfant gâtée pour devenir une épouse dévouée.
Ses parents n’ont pourtant aucune intention de la laisser choisir son avenir.
Et si, pour être respectée et conserver sa liberté, Myrtis devenait une sorcière ?!
Enfin, ça, c’est le plan.

Mon avis :
“Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…” ainsi s’achève généralement une aventure fantastique de princesse. Sauf qu’ Elsa Brants a décidé que son héroïne n’en voudrait pas, de ce happy end. Myrtis est loin d’être une princesse de contes de fées. Elle ressemble davantage à une jeune fille de notre époque qui serait trop gâtée par ses parents jusqu’à ce que ceux-ci lui coupent les vivres. Dans ce cas-ci, quand ils décidèrent qu’il était temps que la demoiselle fasse son office de princesse en se mariant bien gentiment.
Chaque personnage va dans les extrêmes de la caricature, donnant vie à un prince narcissique, une reine impassiblement sournoise, une fée cabocharde et une sorcière au nez crochu. Seul le garde devenu prisonnier semble un tant soit peu normal, bien que son esprit un peu simple le rende vulnérable à la magie… bref : une bande de joyeux lurons dont je ne vous ai parlé que d’une poignée.
Elsa Brants joue visiblement avec les contre-pieds tant avec ce conte virant à la comédie fantastique, qu’en choisissant le format manga avec un graphisme plutôt occidental. Sous ce format, adieu couleurs, mais bonjour l’enrichissement en détails et scènes pouvant être plus longues que dans un format BD classique. Un trait plutôt fin, presque minimaliste pour les visages, ce qui fait ressortir les expressions au maximum. Des tenues moyenâgeuses plutôt bien rendues sans excès et des décors qui font bien leur office pour ne pas surjouer de fonds blancs.
Alors on suit, amusés, les mésaventures de Myrtis qui ne sait comment pouvoir enfin faire ce qui lui plait – être sorcière peut-être ? – aidée par le soldat Louby et pourchassée par tout un tas d’individus plus ou moins loufoques. De quoi passer un bon moment de lecture, surtout pour les adolescentes qui ne manqueront pas, je le pense, de s’identifier à la donzelle. Taïaut. Taïauuuuut.
ShayHlyn.







Il faut savoir qu’ Elsa Brants était connue principalement comme coloriste alors la voir faire du manga en noir et blanc est un fameux contre-pied !
ah oui, elle nous fait la totale 🤣