Scénario : Sylvain Runberg
Dessin : Serge Pellé
Couleurs : Serge Pellé
Éditeur : Delcourt
62 pages
Date de sortie : septembre 2023
Genre : science fiction
« C’est pour l’humanité toute entière que nous le faisons. »
Présentation de l’éditeur
Rongé par la pollution et la surpopulation, l’humanité se résout à la migration dans le temps. 80 millions d’humains sont envoyés dans le futur, espérant que la Terre de demain aura pu se régénérer. Les caissons de cryogénisation ne peuvent gérer que 4 réveils et la durée maximum du voyage, du sommeil, est de 12000 ans maximum. Comment va évoluer l’humanité ? Trouveront-ils un nouvel éden ?

Mon avis
Pour le dernier volume de la série, la thématique abordée est assez classique. La planète Terre surpeuplée est en proie à une pollution destructrice et l’humanité met en œuvre un plan de sauvegarde en envoyant dans le futur 80 millions d’êtres humains. Le but est de trouver un état de civilisation propice à une vie paisible et saine. L’énergie nécessaire à un tel périple ne permettra aux caissons de cryogénisation de n’opérer que 4 réveils et le voyage ne pourra excéder 12000 ans.
Que l’on quitte un lieu, une culture ou comme ici dans cette parabole SF une époque, les enjeux restent les mêmes : la fuite et l’inconnu. Ce récit de migration temporelle se pose en miroir de notre époque et montre les difficultés auxquelles les personnes contraintes à la migration sont confrontées. L’abandon, l’appréhension et l’incompréhension de mondes inconnus, la violence, le rejet.
Sylvain Runberg s’empare de ce voyage temporel avec humilité, simplicité et efficacité. Il nous fait suivre de manière linéaire et chronologique chaque réveil et nous met en immersion dans les nouveaux mondes découverts. Jusqu’au bout on se met à espérer un monde meilleur pour cet échantillon d’humanité qui n’aspire à rien d’autre.
Au dessin, on retrouve Serge Pelé, complice également de Sylvain Runberg sur la très belle série Orbital. On retrouve d’ailleurs ici un peu la même ambiance avec ces couleurs subtiles et douces, et des décors très inventifs et crédibles.
Cette série des futurs de Liu Cixin se termine en beauté avec sans doute l’album le plus abouti graphiquement.
Loubrun

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