Rue du Prince

Autrice : Émilie Ettori
Colorisation : Guillaume Barbera
Éditeur : Marabout | Marabulles
144 pages
Date de sortie : 4 octobre 2024
Genre : roman graphique

« En ce qui nous concerne, ça n’aura rien à voir avec un paquebot qui coule dans une piscine géante. Ni avec un mec qui meurt congelé à côté d’une porte flottante. Non, notre histoire à nous est dramatiquement plus modeste. Notre histoire est celle d’une ville. »

Présentation de l’éditeur :

Une promenade poétique dans une ville imaginaire et mystérieuse.

À travers les quartiers de la ville vont se jouer les destins de ses habitants : une gardienne d’immeuble, un enfant casse-cou, un serveur de comptoir, un chien snob, autant de portraits qui pourraient, sans fin, se succéder les uns aux autres.

Rue du Prince_Emilie Ettori_Marabout_Marabulles_extrait

Mon avis :

La « Rue du Prince » se trouve ‘on ne sait où’, dans un quartier ‘on ne sait lequel’, d’une ville imaginaire, inventée par Émilie Ettori. L’autrice nous plonge d’emblée dans cette contrée qui pourrait être n’importe quelle ville du monde, avec son quartier historique, son quartier chic (autour de l’opéra), sa banlieue ouvrière aux maisons toutes semblables, accolées les unes aux autres, une fabrique – principale source d’emplois – et une forêt pour les matières premières… entre autres choses.

C’est là qu’on y suit la vie de quelques personnages lambdas, humains ou animal, comme Yves dont la vie dépend de ce bipède qu’il a prénommé Médor (ça déroute de prime abord, car évidemment, on a tendance à inverser les prénoms…). Ces gens, c’est un peu monsieur et madame tout le monde ; certains nous sont familiers, d’autres étranges… mais ça reste cohérent. De même que le graphisme de l’artiste qui reste homogène dans son style fin, brouillon, et tellement léger qu’on aurait peur que tout s’efface d’un coup de gomme.

Du coup, que reste-t-il à découvrir dans cette BD hors format, aussi fine qu’elle est haute ? La « Rue du Prince », c’est sans doute la seule qui n’est pas mentionné en début de chapitres. On la découvre presque au hasard d’une conversation, au point de se demander « c’est tout ? », voilà ce qu’on saura de la rue du Prince ?

C’est aussi la seule question qu’on finirait presque par se dire une fois ces 144 pages achevées. C’est tout ? Cyrano nous aurait rétorqué « C’est un peu court » jeune fille, « on pouvait dire… Oh ! Dieu ! Bien des choses en sommes… », jouer de plus de poésie, d’avantage d’émotions pour réellement happer le lecteur… alors peut-être que les véritables passionnés de romans graphiques y trouveront leur compte… moi, je passe hélas mon chemin. A bientôt.

ShayHlyn.

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