Les évaporés

Auteur : Isao Moutte.
D’ après le roman de Thomas B. Reverdy.
Éditeur : Sarbacane.
Date de sortie : 13 septembre 2023.
160 pages
Genre : enquête.

«Toutes ces années passées dans la même boite, ça doit être pesant, à la fin, non ?»


Le résume éditeur.
Qui n’a jamais caressé l’idée de disparaître, sans heurts et sans douleur, pour recommencer sa vie à zéro ?
Au Japon, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé ; personne ne le recherche, ni la police parce qu’il n’y a pas de crime, ni la famille parce qu’elle est déshonorée. Partir sans donner d’explication, c’est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là, après avoir été licencié du jour au lendemain. Sa fille, Yukiko, qui vit à Paris depuis de nombreuses années, revient au Japon pour tenter de retrouver sa trace et de découvrir les raisons de sa disparition. Elle mènera l’enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San’ya, à Tokyo, et des camps de réfugiés de la catastrophe nucléaire de Fukushima, autour de Sendai.
Mais faut-il vraiment rechercher celui qui a voulu disparaître ?
Mon avis.
En voilà un bon titre et je dois avouer que ça fait plaisir car ces derniers temps, j’avais du mal à m’enthousiasmer pour une BD. Ce qui est remarquable avec ces évaporés, c’est l’ambiance créée par Isao Moutte notamment quand les pages sont muettes et contemplatives. Il y a du «Jiro Taniguchi » dans cet album. Une atmosphère un rien désenchantée, tout est chaos à côté, tous mes idéaux : des mots abîmés, je cherche une âme qui pourra m’aider, je suis d’une génération désenchantée, désenchantée.

Mylène ! Sors vite de cette chronique, tu n’as rien à y faire. Il faut dire que le dépaysement est total avec une immersion dans un Japon « post tsunami » qui nous change des clichés habituels.
C’est à la fois un roman social, un documentaire et une chronique douce-amère sur ce phénomène étonnant des évaporés. Un petit regret néanmoins, la fin qui est un peu trop entrouverte à mon goût. J’aurais aimé quelques pages de plus pour voir les retrouvailles de Kaze avec sa fille. Yukiko qui est un peu le fil rouge de cette histoire mais qui reste un peu inaccessible comme cette culture nippone si différente de la nôtre.
C’est un peu difficile de vous l’expliquer mais il y a une petite musique dans cet album qui le rend touchant, assez unique et remarquable.
Je vous le conseille donc vivement si vous aimez sortir des sentiers battus, le Japon vous tend les bras, une occasion à ne pas manquer !

Samba.

2 commentaires sur “Les évaporés

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