Autrice : Moyashi Fujisawa
Éditeur : Akata
Date de sortie : 8 juin 2023
Genre : thriller
« Cette femme nous a volé énormément de choses. C’est pourquoi je veux tout récupérer. Oui, je compte bien tout récupérer ! »
Présentation de l’éditeur :
La vie de Anzu Murata a basculé quand, enfant, sa maison familiale a été anéantie dans un mystérieux incendie. Plusieurs années après, et tandis qu’un doute subsiste quant à l’origine de la catastrophe qui a détruit sa famille, la jeune femme se fait embaucher en tant qu’aide-ménagère au sein de la demeure Mitarai. Makiko, matriarche irréprochable à la poigne de fer, lui impose des règles particulièrement contraignantes. Mais Anzu compte bien faire sa place au sein de ce foyer… Quel est son véritable objectif en « infiltrant » ce lieu ?

Mon avis :
Une bien jolie jeune femme en couverture, un titre qui intrigue… sans compter le résumé qui en dit à la fois trop et pas assez. Quel est le lien entre le passé et le présent de Anzu ? Makiko Mitarai, indéniablement. Au fil des pages, les lecteurs noteront la presque obsession de l’aide-ménagère pour son employeuse. Il faut dire que si la maîtresse de maison ne reconnait pas la jeune femme à son service, il en va autrement pour Anzu qui a réussi à obtenir ce poste sous un nom d’emprunt. Car sous ses traits bienveillants, la réelle identité d’Anzu, avant le divorce de ses parents, n’est autre que Mitarai également !
Moyashi Fujisawa nous plonge dans un thriller en 8 tomes qui commence relativement bien pour les amateurs du genre. On donnerait, comme le dit le proverbe, « le bon dieu sans confession » aux deux antagonistes, alors que Madame Mitarai n’a rien de la ménagère qu’elle prétend être sur les réseaux sociaux et les magazines. De même, Anzu n’a pas fait son possible pour dégoter cet emploi sans arrière-pensée. Elle sent que la nouvelle épouse de son père n’est pas innocente au malheur de la famille. Makiko serait peut-être même l’instigatrice de l’incendie qui a scellé le sort des époux, divorcés peu de temps après la catastrophe.
Un drame qui aura marqué bien plus que Anzu, sa jeune sœur et leur mère. On découvre rapidement que tous les protagonistes ont leurs fardeaux à porter, dans un clan comme dans l’autre. Mais impossible de vous en dire davantage sans troubler le suspens mis en place. L’autrice peut donc se targuer d’avoir savamment manié son scénario, accompagné d’un dessin classique, aux personnages attractifs et aux décors minutieux, même dans le plus sombre couloir. De quoi se réjouir de voir poindre prochainement le deuxième tome !
ShayHlyn.






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