La porte de l’univers

Scénario : Daniel Goossens
Dessin : Daniel Goossens
Éditeur : Fluide Glacial
88 pages
Date de sortie :  mai 2022
Genre : humour

 


« Si Corto Maltese avait eu le même succès avec une casquette Pernod, j’aurais dit chapeau l’artiste ! »

 

Présentation de l’éditeur

Robert Cognard, humoriste lessivé, voit sa vie basculer. Son histoire, faite de destins brisés et de silences, le rattrape alors qu’il n’a plus de gag pour se défendre.
Un thriller à couper le souffle, mené tambour battant sur les chapeaux de roues par le maître incontesté du genre. Mais dans quel but ?

 

la porte de l'univers_pl

 

 

Mon avis

Considéré par ses pairs comme un génie de l’humour absurde, Daniel Goossens a contribué à répandre la bonne parole du non sens bien au-delà de la sphère de la BD. Ses disciples sont nombreux et variés, on peut citer Emmanuel Reuzé et toute la bande de Fluide Glacial, mais aussi quelques personnalités du cinéma comme Benoit Poelvoorde, Alexandre Astier ou encore Édouard Baer qui signe la préface de cet album.

Ce qui est très fort avec Goossens c’est qu’il arrive toujours avec des histoires absurdes à faire passer quelques petits messages bien envoyés sur la société et ses petits travers.

Ici, il aborde avec profondeur le thème de l’humour et cherche à en percer les secrets en mettant en scène un vieil humoriste au crépuscule de sa carrière. Robert Cognard est à bout de souffle, lessivé, il n’a plus un gag qui fonctionne et ne fait rire plus personne. Il ne comprend pas ce nouveau monde exigeant où les gens veulent toujours du nouveau. Comble du comble, il n’est plus compris, plus soutenu, même par sa femme. Il commet l’irréparable en faisant une mauvaise blague qui l’envoie en prison.

Dans une succession de 12 courts chapitres décrivant la chute du vieil humoriste, Goossens nous livre sa propre réflexion sur l’humour mais aussi sur le monde qui change et la perception qu’on peut avoir de ce changement. C’est drôle, évidemment, mais également touchant tant ce personnage qui court après un monde perdu est pathétique.

Entre humour, philosophie de comptoir, poésie dramatique ou comédie satirique, pour atteindre la porte de l’univers avec Robert Cognard vous croiserez la route de Goscinny, Corto Maltese, Popeye, Morgan Freeman, Mitterrand, deux drôles d’astronautes ressemblant à deux célébrités belges du neuvième art sous copyright rigoureusement défendu, et vous aurez droit à quelques citations toujours mal employées, que ce soit dans les allées du salon du rire, au comptoir de la taverne des artistes ou encore dans le box des accusés …

C’est passablement pathétique, profondément absurde et surtout très drôle.

Loubrun

 

2 commentaires sur “La porte de l’univers

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