Pulp

Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Sean Phillps
Éditeur : Delcourt
70 pages
Date de sortie :  mai 2021
Genre : Thriller

 


« La revue s’appelle six coups, Max. Nos lecteurs veulent de la bagarre »

 

Présentation de l’éditeur

PULP est un thriller, une réflexion sur une vie de violence et un hommage appuyé aux Pulps, délivrée par la dream team constituée de Ed Brubaker et Sean Phillips.

Max Winters, un écrivain de Pulps dans les années 1930 à New York, est entraîné dans une histoire qui rappelle celles qu’il écrit pour cinq cents le mot – des histoires mettant en scène un hors-la-loi du Far West qui rend justice à coups de revolver. Max sera-t-il aussi efficace que ses héros face à des braqueurs de banque, des espions nazis et des ennemis issus de son passé?

 

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Mon avis

Il y a en BD des duos d’auteurs qui finissent par ne faire plus qu’un et deviennent absolument incontournables. Brubaker et Phillips en font partie et toute nouveauté signée du tandem ne peut que susciter la curiosité des fans. C’est le cas de ce Pulp, parce qu’il est signé par qui vous savez et parce qu’il est très court …70 pages seulement. Pour des auteurs qui nous ont habitués à des pavés, ça intrigue.

Qu’y a t il donc dans ce pulp dont le titre fait référence aux publications bon marché du début de XXè siècle aux État-Unis ? Une petite dose de western, matinée d’une bonne louche de thriller donnant lieu à une façon de chronique sociale sur une période charnière de l’histoire des États-Unis et sur le monde qui change.

Max est un ancien cowboy et, comme un chien dans un jeu de quilles, il semble un peu perdu dans ce nouveau monde qui va trop vite pour lui. Pour survivre, il écrit des scénarios pour le magazine Six Gun western. Mais les temps sont durs pour le magazines pulps dont les kiosques regorgent et ce sont les auteurs qui en font les frais. Max n’est payé plus que 2 cents le mot et ses idées novatrices sont rejetées en bloc. Il déchante et le dernier filin qui le maintenait à la surface se rompt.

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue si ce n’est qu’en 70 pages, Brubaker a le temps d’installer de multiples rebondissements prenant à chaque fois le lecteur à contre pied. Et puis, avec ce personnage qui a vécu la transition du 19è et du 20è siècles, qui se met en scène dans ses récits comme s’il voulait revivre une époque révolue, Brubaker montre une fois de plus qu’il sait y faire pour mettre en scène des personnages durs, avec de l’épaisseur et une destinée à la fois hors norme et tellement banale.

Que dire sur le dessin de Sean Phillips que l’on a pas déjà dit ?! Sa maîtrise des noirs, des ombres, de la mise en scène est juste parfaite pour une lecture en immersion totale. A noter la mise en couleur très réussi du fiston, Jacob Phillips, qui réserve un traitement différent aux passages western donnant l’impression de revivre des souvenirs qui s’estompent.

Indispensable pour les fans de ce tandem !

 

Loubrun

 

 

 

5 commentaires sur “Pulp

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