À la recherche de l’Amazonie oubliée

Autrice : Laure Garancher
Éditeur : Delcourt | Octopus
144 pages
Date de sortie : 10 mars 2021
Genre : Nature, recherches scientifiques, société.

Suivez les guides ! En compagnie d’un anaconda glouton et une mygale stylée, découvrez des coins reculés du monde, au cœur de l’Amazonie inexplorée depuis des siècles.

Présentation de l’éditeur :

Dans une grande enquête, une vingtaine de chercheurs, de l’anthropologue au botaniste, en passant par la mycologue ou l’anthracologue, s’associent pour étudier les surprenantes « montagnes couronnées » amazoniennes…

Autrefois densément peuplée, l’Amazonie n’a de forêt « vierge » que le nom. Mais desormais les signes archéologiques sont discrets et chaque indice est bon à prendre. En racontant cette mission de terrain qu’elle a elle-même suivie, Laure Garancher nous fait découvrir des professions scientifiques peu connues ainsi qu’un monde nouveau, caché sous la canopée de la plus grande forêt du monde…

a la recherche de lamazonie oubliee_delcourt_octopus_Laure Garancher_extrait

Mon avis :

Alors que Laure Garancher aurait pu se mettre en avant en se faisant guide pour le lecteur, elle a préféré nous laisser en compagnie de deux animaux hybrides, entre espèces réelles et adaptations dessinées : Anaconda et Mygale Bandessinus ! Deux sympathiques créatures qui découvrent différents métiers de recherche au cœur de l’Amazonie.

En effet, « À la recherche de l’Amazonie oubliée » suit les pas de différents chercheurs, dans des domaines aussi variés que l’ethnobiologie, myco-écologie, botanique, géologie, géo-archéologie, anthropologie et bien d’autres, dans une des premières missions d’études pluridisciplinaires jamais organisées. L’autrice a donc eu la chance d’accompagner ces gens de sciences dans leurs découvertes et leurs avancées.

Et comme le dirait un dicton tout à fait approprié à cet ouvrage : « l’important n’est pas la destination, mais le voyage » (si vous savez qui a prononcé ces mots pleins de sagesse, je suis preneuse…) ; si le but de cette expédition était les « montagnes couronnées » des Guyanes, Laure Garancher nous invite plutôt à découvrir les métiers qu’elle a pu observer sur place avec l’étude des lombrics, des champignons, des traces de charbons brûlés (preuves d’activités humaines), … les échanges avec les autochtones pour comprendre leurs modes de vie et les acquis ancestraux et même la faune locale aussi variée que la flore qui ne compte pas moins de 16.000 espèces d’arbres différents notamment.

a la recherche de lamazonie oubliee_delcourt_octopus_Laure Garancher_extrait2

Autant dire que ce fut un tour de force que de parvenir à garder le lecteur en alerte pour emmagasiner toutes ces informations, heureusement fort bien présentées tant par le dessin très minutieux et détaillés, que par l’aspect spontané et drôle des deux passagers clandestins de cette aventure. Le ton enjoué de Mygale et d’Anaconda allège le contenu et nous emmène faire le tour du campement, des installations de loisirs et de travail et bien évidemment : les sites de fouilles, d’analyses, de cueillettes et de récoltes.

Une aventure riche en découvertes que l’équipe du projet LongTIme (pour « Long Term Impact of ancient AMErindian Settlements on Guianese Forests » soit l’impact à long terme des cultures des anciens amérindiens des forêts des Guyanes) a partagé avec nous par le biais de la bande-dessinée. Avec en prime une ouverture d’esprit sur notre cohabitation avec dame Nature et notre impact désastreux actuel alors que ces anciennes peuplades ont réussi à vivre en harmonie avec la Terre pour laisser derrière eux des forêts finalement pas si vierges que ça quand on les étudie de plus près…

ShayHlyn.

2 commentaires sur “À la recherche de l’Amazonie oubliée

Ajouter un commentaire

  1. Afin de satisfaire ta curiosité, j’ai cherché sur le net où j’ai trouvé cette réponse :
    « … phrase attribuée à Robert Louis Stevenson, qui dit que l’important n’est pas la destination, mais le voyage lui-même. »
    L’écrivain écossais était un grand voyageur, célèbre pour ses romans L’Île au trésor (1883), L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) et pour son récit Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879). 😉
    Faut que je fasse tout moi-même ici !😜

    Aimé par 2 personnes

Répondre à dgege Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :