L’épopée de la Franc-maçonnerie – T2

Scénario : Jean-Christophe Camus
Dessin : Olivier Pâques
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 09 septembre 2020
Genre : Histoire

on est presque sur une sorte de polar moyenâgeux avec enquête, manipulations et rebondissements…

Présentation de l’éditeur

Pour construire la Maison de Dieu, bâtir le temple de l’esprit.

Jérusalem, 1187 après J.-C. Après un siège de plusieurs semaines, l’armée de Saladin a pris la ville aux chrétiens. Dans la débâcle, une veuve s’adresse à Hughes, jeune tailleur de pierre français. Elle lui annonce qu’il est le maillon d’une chaîne et lui remet alors une pierre comportant une croix gravée… Bien des années plus tard, les descendants de Hughes feront ainsi partie des plus grands bâtisseurs de l’Histoire, impliqués dans la construction de monuments chrétiens comme la cathédrale de Cologne, ou l’Abbaye de Westminster de Londres.

Centré sur les Bâtisseurs, ce second volume de L’Épopée de la franc-maçonnerie nous raconte également en creux le passage de la franc-maçonnerie opérative à la franc-maçonnerie spéculative qui aurait eu lieu en Angleterre et en Écosse. C’est à cette époque que sont décrits les Anciens Devoirs, racines des rituels maçonniques modernes.

Mon avis

J’aime bien cette idée de sortir les deux premiers tomes d’une nouvelle série en même temps. Cela permet de pouvoir vraiment rentrer dedans et de ne pas avoir à attendre plusieurs mois une fois refermé le tome d’introduction. Bon, j’aime bien le principe mais je ne dis pas que ça fonctionne ou que c’est idéal à chaque fois… Par exemple ici…

Ici l’intérêt est restreint parce que même s’ils se suivent chronologiquement, l’action de ces deux premiers tomes est séparée de plusieurs siècles, avec un rapport entre eux quand même très léger : une pierre de lave gravée par Dieu himself… Alors certes, au niveau de la symbolique, oui, ça a son importance, mais bon, ça reste effectivement un peu léger…

Crabouille-moi mon visage et je te dirai qui tu es – Anonyme – XIIème siècle

Donc, comme nous le rappelle l’éditeur, ce tome est centré sur les bâtisseurs de cathédrales des onzièmes et douzièmes siècles. On y apprend (pour ceux qui l’ignoraient) que les maîtres et autres compagnons bâtisseurs étaient très mobiles et qu’ils jouissaient d’une forme de liberté assez unique en son genre pour des gens finalement issus des couches basses de la société mais dont le statut particulier permettait cette forme d’ascension sociale.

En revanche, je n’ai pas vu à quel moment les auteurs nous montraient « en creux le passage de la franc-maçonnerie opérative à la franc-maçonnerie spéculative qui aurait eu lieu en Angleterre et en Écosse ». Vraiment pas, désolé. Si l’on en juge par le visuel de couverture du tome 3 qui circule déjà sur le Net, j’ai l’impression que la présentation de l’éditeur empiète un tout petit peu sur le tome suivant…

Mais bon, sinon, c’est plutôt bien raconté : on est presque sur une sorte de polar moyenâgeux avec enquête, manipulations et rebondissements qui aurait pu s’intituler : Le nom de la Rose-croix... Non, honnêtement, côté scénario, je trouve que ça va. En revanche, côté dessin, c’est moins le cas. En effet, deux aspects de la production d’Olivier Pâques m’ont dérangé. D’abord des problèmes de proportions anatomiques qui se traduisent par des bras trop longs ou des têtes trop petites, quand il ne s’agit pas de doigts difformes… Mais le plus déconcertant reste le travail des visages. Les traits y sont régulièrement fouillis et trop nombreux, générant ainsi des sortes de tâches ou de mimiques très disgracieuses. Je vous assure que ça m’a tellement perturbé que j’y ai pensé une bonne partie du livre et cela m’a clairement gâché la lecture. Ce qui est d’autant plus dommage que les décors sont particulièrement bien faits et soignés…

Les braaaaaaaas… – Pascual Olivo – XIème arrondissement.

Pour résumer, je dirais que c’est un album correct et qui invite à lire la suite mais que le dessin n’est pas à la hauteur de ce que semble viser cette collection.

Odradek

2 commentaires sur “L’épopée de la Franc-maçonnerie – T2

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  1. Tiens, d’un coup les notes sont plus rétrécies cette fois !… cet éditeur est vraiment capricieux !
    C’est vrai que graphiquement, c’est pas terrible.
    Cette communauté a toujours été un peu mystérieuse pour moi, mais grâce doit être rendue à l’inventeur de la « cédille » sans qui la franc-maçonnerie aurait perdu ses lettres de noblesse !🤣

    Aimé par 2 personnes

  2. Communauté dont j’ai fréquenté quelques membres et qui semble, de nos jours, plus faite de copinages, de beuveries et autres joyeusetés … Et dire qu’on a failli me parrainer pour y entrer !

    Aimé par 1 personne

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