Les naufragés de la Méduse

Scénario : Jean-Sébastien Bordas ; Jean-Christophe Deveney
Dessin : Jean-Sébastien Bordas
Éditeur : Casterman
168 pages
Date de sortie :  juin 2020
Genre : Histoire


Le récit croisé d’un naufrage et d’un chef d’œuvre de la peinture romantique

 

Présentation de l’éditeur

1816, les royalistes viennent de chasser du pouvoir les héritiers de la révolution et de l’Empire. Le commandement de La Méduse est confié à un noble qui n’a pas navigué depuis 25 ans. Incompétence, suffisance, indiscipline se conjuguent pour conduire le navire tout neuf à sa perte. Le 2 juillet, la frégate s’échoue sur un haut fond aux larges du Sénégal. Les canots étant en nombre insuffisants, 170 passagers prennent place sur un radeau de fortune abandonné à la dérive. Lorsqu’il est retrouvé deux semaines plus tard, il ne reste plus que 17 survivants !
La révélation dans la presse du naufrage et des horreurs commises sur le radeau va frapper l’opinion publique. Géricault s’empare du sujet et y voit l’occasion de faire exploser les carcans classiques de la peinture. Toutefois, la réalisation du tableau se révélera dantesque et manquera d’engloutir l’artiste corps et âme.

Les naufragés de la méduse_pl

Mon avis

Tout le monde connait cette grande toile du radeau de la Méduse de Géricault, mais peu en connaisse l’histoire. De la toile et de la Méduse, ce navire qui s’échoua lamentablement sur un banc de sable laissant d’infortunés naufragés à la dérive sur un énorme radeau impossible à manœuvrer. Les conditions de survie furent vite effroyables, les disputes et les querelles accélérant le trépas de nombreux naufragés. Seules 17 personnes en réchappent, ne devant leur survie qu’au prix des pires ignominies qui puissent être : abandon des blessés par dessus bord, assassinat des plus faibles, anthropophagie…

l’évènement avait ému la population et le peintre Théodore Géricault qui avait lu le témoignage écrit de deux survivants mettant en cause l’incompétence manifeste du commandant et les horreurs vécues à bord du radeau.

Les auteurs nous racontent ici cette double histoire, celle des naufragés et celle de la genèse du tableau, fruit de l’obsession du peintre qui voulait mettre en scène la souffrance vécue et l’intensité dramatique de l’évènement.

Contrastant avec le tableau sombre et inquiétant que l’on connait, le dessin est ici assez léger et les teintes aquarellées donnent une dimension réaliste et immersive du quotidien du peintre et des épisodes du naufrage. Un air de folie plane sur cette histoire. Celle du peintre qui ne vit plus que pour cette toile, celle des officiers incompétents et de cette noblesse orgueilleuse de la nouvelle monarchie, et celle des naufragés qui ont sombré très vite dans la démence.

Un bel album au scénario doublement historique bien construit qui se lit comme une enquête et qui offre son lot de révélations sur cette œuvre, ce peintre et cette drôle d’époque que fut la Restauration.

Loubrun

 

Un commentaire sur “Les naufragés de la Méduse

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  1. Bien que je connaissais déjà l’histoire du radeau de la Méduse ainsi que celle de la genèse du tableau, cet album m’a passionné. Une grande réussite. 💞💞💞💞💞

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