Marie-Antoinette, sweet Lolita

Scénario : Françoise-Sylvie Pauly
Dessin : Pascal Croci
Éditeur : Paquet
Pages : 88
Date de sortie : 1er juillet 2020
Genre : fantastique, biographie, histoire, roman graphique

Sans suivre un scénario collant aux images, le tout est malgré tout intriguant et palpitant à suivre parce que ce n’est pas une histoire avec un début, un milieu et une fin que nous lisons : c’est le cœur d’une jeune femme auréolée de gloire qui a tout perdu en peu de temps ; une rencontre mystique à l’aube de son évasion avec sa famille pour tenter d’échapper à l’échafaud et la colère d’un peuple révolutionnaire.

Présentation de l’éditeur :

Légende urbaine ou réalité ? Au début du XXe siècle, deux jeunes anglaises se promènent dans le parc du château de Versailles, et sont persuadées d’apercevoir le fantôme de Marie-Antoinette ! C’est le point de départ de cette histoire où l’on découvre une Marie-Antoinette, certes frivole, mais aussi passionnément éprise du beau Fersen, au point d’oublier la plus élémentaire des prudences… Des salons dorés de Versailles à la fuite à Varenne, le portrait intimiste et sans complaisance d’une figure mythique de l’Histoire de France.

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Mon avis :

D’abord : une impression de « déjà vu » dès la couverture et quelques fois au fil des pages, des cases familières, des paysages rudes déjà traversés. En peu de temps, « Elizabeth Bathory » des mêmes auteurs aux éditions EP me revient en mémoire.

À son habitude, Pascal Croci conquiert le lecteur par son style mystique et élégant. Même si Marie-Antoinette ressemble à Elizabeth Bathory en couverture, le masque en plus, même si plusieurs planches se ressemblent dans les deux tomes : le graphisme unique du dessinateur emballe les fans du genre.

Quant à sa compagne et scénariste, Françoise-Sylvie Pauly, elle captive par la tournure prise par les événements au long de ce récit. Pour un peu, nous pourrions réclamer aux éditions Paquet une autre mise en page. En effet, étrangement, le lecteur se retrouve plongé dans un recueil de lettres et de croquis qui ressemble à s’y méprendre à celui que la narratrice feuillette en secret.

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Début du XXe siècle, Charlotte Moberly, enseignante à Oxford, visite le château de Versailles avec son amie Eleanor Jourdain. Cette expérience unique pour les deux jeunes femmes lui rappelle un ouvrage dissimulé dans la bibliothèque familiale :

« … sa reliure de cuir cramoisi incrustée de minuscules fleurs de lys bleu et or et fermée par une fine natte de cheveux blonds tressés. »

Voilà l’ouvrage que j’aurai aimé admirer sous toutes ses coutures, à l’instar de la jeune Charlotte, pelotonnée dans un plaid à la seule lumière de sa lampe à pétrole. Un recueil d’esquisses de tenues pour la reine Marie-Antoinette de France et de ses dames, différents échantillons de tissus, de couleurs, de cheveux, … ainsi que des lettres nous ramenant des siècles en arrière, lors de la première rencontre de Marie-Antoinette et Fersen, mais aussi et surtout sa fuite à Varenne. Un régal. Tels des historiens venant de découvrir un des journaux intimes de la célèbre reine de France, nous nous immergeons dans ses émotions, ses paroles, ses doutes, ses amours et ses craintes.

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Sans suivre un scénario collant aux images, le tout est malgré tout intriguant et palpitant à suivre parce que ce n’est pas une histoire avec un début, un milieu et une fin que nous lisons : c’est le cœur d’une jeune femme auréolée de gloire qui a tout perdu en peu de temps ; une rencontre mystique à l’aube de son évasion avec sa famille pour tenter d’échapper à l’échafaud et la colère d’un peuple révolutionnaire.

Si souvent le style de Pauly-Croci déconcerte : il est magnifié dans cet ouvrage donnant une autre vision de Marie-Antoinette et de ce qui fut et/ou aurait pu être.

ShayHlyn.

 

2 commentaires sur “Marie-Antoinette, sweet Lolita

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  1. Je qualifie souvent de style de Croci d’éthérique….sinon, si j’ai bien compris, tu aurais voulu une reliure en or et incrusté de fleur de lys ? C’est vrai que les éditeurs pourraient faire un effort !!!!

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  2. Et là, l’éther est bien présent mais je ne peux rien dire (c’est un chouette passage de la bd) et oui, une belle reliure comme les œuvres de Benjamin Lacombe (qui m’a d’ailleurs intrigué en me disant qu’il avait déjà dessiné un furet… Je cherche dans quoi xD). On se croirait tellement dans le bouquin présumément écrit par la reine que ça aurait été chouette que la bd y ressemble 😁

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