Neo parasite

D’après Parasite d’Hitoshi Iwaaki
Auteurs : Collectif
Editeur : Glénat
Genre : Fantastique
Sortie : le 19 février 2020

Avis de l’éditeur :

Douze grands auteurs se sont rassemblés pour créer cette anthologie officielle autour de l’œuvre culte Parasite. Suite, spin-off, mélange d’univers, aspects non évoqués dans le manga… Chaque auteur a rendu hommage au manga de Iwaaki à sa façon.

Mon avis :

Les éditions Glénat proposent coup sur coup, la réédition du premier tome de Parasite d’Hitoshi Iwaaki mais également la publication d’un spin-off alléchant intitulé Neo Parasite, reprenant 12 minis-récits en hommage à la série phare. Sacré challenge pour un résultat mitigé.

Il va sans dire la difficulté d’une telle tâche. Non seulement, la saga originelle comprend 10 volumes avoisinant les 2000 pages de lecture, mais qui plus est, s’est vu qualifié de manga culte, notamment par le lectorat nippon. Compliqué, voire impossible donc de comparer des histoires courtes au Parasite d’Hitoshi Iwaaki. Il n’y a d’ailleurs nul besoin comparatif si ce n’est entre les récits eux-mêmes, véritable hommage à l’œuvre culte.

12 auteurs, ce n’est pas une mince affaire. Certains médiatisés comme c’est le cas pour l’auteur de Prison School ou encore celui de Fairy Tail, pour ne citez qu’eux. Chacun à sa sauce, ils vont élaborer un processus pour vous convertir (ou non) à leur vision personnelle, tout en conservant la ligne de conduite de la thématique d’Hitoshi Iwaaki.

PlancheS_68772

Sur la douzaine d’artistes, seul deux y parviennent de main de maître. Tant par un récit prenant et ouvert à la réflexion que par un style graphique à la hauteur de nos espérances. Les grands gagnants sont : Moare Ohta pour sa nouvelle « Eat it » (mange le) et Takatoshi Kumakura qui pond un excellent récit avec « L’alternance ». Loin d’être les plus connus de la liste des 12, puisque peu, voire quasiment pas d’autres titres ne sont proposés chez nous en langue française. Comme quoi, présenter un recueil recensant des pointures de taille par les noms de Ryoji Minagawa (Peace Maker) ou Hiro Mashima (Fairy Tail) ne veulent pas dire charrette.

Revenons donc un court instant sur la nouvelle « Eat it » où le fil conducteur présente le centième anniversaire de Nitaro Yamawaki, qui en fait possède un corps de 140 ans de par son parasite qui s’est installé et a pris les commandes de cet individu. A l’instar de chaque parasite, ce dernier est en quête d’un corps où il pourra tirer aisément les ficelles. Mais pour ce faire, il lui faut un organisme en parfaite santé. Il épouse une femme de dix ans son ainée, plutôt banale d’apparence, mais qui lui pourvoit tranquillité et surtout : des repas équilibrés pour préserver sa souplesse et sa longue espérance de vie. Bien que la plupart des parasites soient dénudés de toute émotion, Nitaro Yamawaki pourrait amplement trôner loin devant tout autre prétendants parasitaires. Le trait remarquable de Moare Ohta bouscule presque le genre,  affichant une gueule parfaite en ce qui concerne un être parasité. Comme le titre de la nouvelle l’indique, sa force réside à manger, dévorer sa et ou ses progénitures. Un régal à lui seul !

« ’alternance »de Takatoshi Kumakura mérite également toute notre attention. Il s’agit de la rencontre de deux êtres parasités. Le premier, solitaire, se baladant par hasard (à son grand désarroi) dans des terres retranchées où il y fera la rencontre d’un parasite vivant tranquillement avec sa famille. Cet échange est pour le moins surprenant tant pour son aspect psychologique :  les parasites ne réfléchissent peut-être pas autant que les êtres humains mais dénichent bien rapidement des solutions sur la balance. Un petit chef-d’œuvre de quelques pages qui démontrent l’intensité et la rudesse de la survie.

Ceci dit, sur la dizaine d’auteurs restants, sachez tout de même, qu’une bonne moitié accaparera certainement votre attention, bien qu’en cette période funeste de l’actualité, vous vous projetterez sans nul doute vers des lectures moins indigestes.

Le point commun de chaque récit pour les différents parasites : la survie. Comme l’être humain. Le hasard ou la fatalité ont voulu la parution de ces titres à un moment fort importun. Quoi qu’il en soit, tout amateur de seinen sera intrigué par Neo Parasite mais se doit de posséder la série d’Hitoshi Iwaaki.

Coq de Combat

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :