Les dominants – T1 – La Grande Souche

Scénario : Sylvain Runberg
Dessin : Martial Toledano
Éditeur : Glénat
64 pages
Date de sortie : 08 janvier 2020
Genre : Science-fiction

…il s’agit clairement d’un premier tome où les personnages et l’environnement général se mettent en place. C’est bien fait, c’est propre, il n’y a pas de chichis, on va directement au but.

Présentation de l’éditeur

Et si la plus grande menace pour l’humanité, c’était elle-même ?

Dans un futur proche, alors qu’une épidémie nommée la « Grande souche » a ravagé l’essentiel de l’humanité, une énigmatique race extraterrestre est venue s’installer sur notre planète. De formes, de tailles et d’attributs variés, personne ne sait d’où ces « intrus » viennent ni quel est leur but puisqu’ils n’interagissent pas avec les humains. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la proximité avec certains d’entre eux provoque des réactions sur les individus et leur environnement : nausée, hystérie, migraines, sécheresse… Face à cela, l’humanité s’est alors divisée en 3 catégories : ceux qui ont décidé de s’adapter et de cohabiter avec cette nouvelle espèce ; ceux qui ont choisi de résister et d’enrôler de force tous ceux qu’ils rencontrent à leur cause ; et ceux qui leur vouent un culte, voyant dans leur arrivée la manifestation d’une intervention divine. Au cœur de la tourmente, Andrew, persuadé d’avoir perdu toute sa famille, a trouvé refuge auprès d’une communauté pacifique. Il ignore que sa fille, Amanda, est toujours en vie… et qu’elle a, de son côté, intégré une bande de résistants particulièrement violents.

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Mon avis

Voilà une BD qui me plaît bien. Tant au niveau du scénario que du dessin, j’ai l’impression que les auteurs sont vraiment allés au fond des choses pour nous concocter une histoire à la fois très cohérente et graphiquement très aboutie.

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D’abord, le contexte. En guise de prologue, nous avons droit à la double page d’un journal qui nous présente la maladie (La Grande Souche) en la replaçant dans un contexte quasi actuel puisqu’on y parle d’une possible réélection de Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. D’ailleurs, le journal est daté du 4 octobre 2020. Par ailleurs, en guise d’épilogue, les auteurs nous offrent à nouveau 3 pages de ce même journal mais cette fois-ci datées du 16 octobre puis du 24 décembre 2020. Les informations contenues dans ces pages viennent intelligemment compléter le récit que nous venons de lire. D’ailleurs, je trouve cela très malin de la part de Runberg et Toledano de nous laisser nous familiariser avec leur univers avant de faire ce bref retour en arrière explicatif à la toute fin de ce premier tome.

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Concernant l’histoire elle-même, il s’agit clairement d’un premier tome où les personnages et l’environnement général se mettent en place. C’est bien fait, c’est propre, il n’y a pas de chichis, on va directement au but. On y fait la connaissance d’Andrew, de ses amis (sa communauté pacifique) et de sa fille Amanda qui est devenue une tarée de la gâchette, et de ses amis (des dingues). On y découvre surtout ce monde post-apocalyptique que je trouve particulièrement réussi car, justement, pas trop déglingué. Même si cela fait sept ans que les aliens sont arrivés et que La Grande Souche a tué 6 milliards d’humains, on reconnait encore le monde que l’on connaît actuellement même si la loi du plus fort et du plus violent règne et même si aucune structure étatique ou politique ne semble avoir survécu. Et, bien entendu, on y découvre également les fameux aliens mais juste en surface. En effet, puisque le point de vue du narrateur est soit celui du journaliste soit celui d’Andrew ou d’autres personnages, on ne sait que très peu de choses de ces êtres venus d’ailleurs si ce n’est leurs effets sur les êtres humains lorsqu’ils sont à proximité. Ils sont un peu comme les passagers clandestins de ce premier tome où le vrai danger sont les humains eux-mêmes.

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Question dessin, j’ai mis un peu de temps à m’habituer à la colorisation un peu pâle à mon goût (parfois), mais sinon je le trouve de très bonne qualité. Qu’il s’agisse des décors, des cadrages, des textures ou encore des personnages, Toledano est une brute de talent. Tout est à peu près parfait. Les attitudes et postures de ses personnages, les mouvements, les expressions des visages sont peut-être même encore un cran au-dessus du reste, ce qui n’est pas peu dire.

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Bref, un très bon scénar qui se met en place servi par un excellent dessin, et vous avez le premier tome d’une série qui pourrait devenir culte.

Odradek

3 commentaires sur “Les dominants – T1 – La Grande Souche

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    1. Rien d’étonnant de la part du talentueux dessinateur de Ken Games, l’excellent triptyque (dans l’ordre du Chifoumi) que je te conseille vivement si tu ne les a pas lus !😉
      Hop, dans ma wishlist.

      J'aime

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