La princesse de Clèves

Auteurs : Claire Bouilhac & Catel
D’après l’œuvre originale de Madame de La Fayette
Éditeur : Dargaud
216 pages
Date de sortie : 29/03/2019
Genre : Drame, documentaire, biographie, Histoire, adaptation

« Claire Bouilhac et Catel Muller présentent une version en bande dessinée au plus proche du célèbre texte du 17e siècle, précurseur du roman psychologique moderne. Leur adaptation interroge aussi, de manière inédite et originale, le mystère de la création et le rapport intime qui existe entre l’autrice Madame de La Fayette et son héroïne la princesse de Clèves. »

Présentation de l’éditeur :

Écrit en 1678 par Madame de La Fayette, « La Princesse de Clèves » est un roman fondateur. La jeune Mademoiselle de Chartres y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II. Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétri de conventions et retourne à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque (la solitude, le silence, le secret, la retenue, la décence et la discrétion). Le récit propose ainsi une forme de féminisme inédit, dans laquelle l’estime de soi prévaut et la raison triomphe de la passion.

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Mon avis :

Connue soit pour le roman d’origine, soit pour la version cinématographique très théâtrale avec Jean Marais, « La princesse de Clèves » n’est pas vraiment un personnage inconnu de la littérature française. Nous découvrons d’ailleurs, en début de cet ouvrage ci, Madame de La Fayette discourir avec un autre grand nom de l’époque pour présenter son œuvre à venir.

La princesse de Clèves, c’est une romance tragique où le sort n’a rien à voir dans le désespoir des amoureux – pour changer. Au contraire, ce sont les codes de l’époque, sous le règne de Henri II (mari de Catherine de Médicis) qui feront le malheur de la jeune et jolie princesse.

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Arrivée depuis peu à la cour, sa beauté fait l’unanimité. Tant et si bien que les soupirants se pressent à sa porte. Entre le duc de Guise et le prince de Clèves, c’est un peu à couteaux tirés, mais l’amour sincère de ce dernier lui feront gagner la main de la belle. Le prince est éperdument amoureux et son désespoir s’accroît chaque jour de voir son épouse désolée de ne pouvoir lui retourner la même ardeur. Au contraire, celle-ci s’éprend, pour son malheur, d’un charmant gentilhomme. La naissance d’un amour réciproque que la jeune femme se refuse à assouvir par respect pour son mari.

Un bel exemple de triangle amoureux, tiraillé par les aveux des uns, des intrigues des autres, et la vie compliquée et sournoise de la cour. Pensez donc, Catherine de Médicis, Marie Stuart reine d’Écosse, … il n’en faut pas plus pour savoir que ça sent bon la machination en tout genre.

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Claire Bouilhac & Catel s’en sont donc brillamment sorties avec une adaptation savoureuse. Un dessin semblable, selon moi, aux portraits de célébrités d’époque sur les cartes des valets, dames et rois dans les jeux de cartes – vous savez, ceux où on retrouve Lancelot en valet de trèfles, Judith (personnage biblique) et Charlemagne en dame et roi de cœur. Allez savoir pourquoi cette impression, mais en tout cas, tous les personnages à l’exception de la Princesse et de Monsieur de Nemours qui ont un petit plus non négligeable. La princesse est juste magnifique d’innocence et de sincérité dans les expressions et sa beauté est fidèlement retranscrite dans un dessin attractif sans faire d’excès de zèle dans ses atours.

Bref, une belle façon de revoir ses classiques, ou du moins : ce classique.
ShayHlyn.

 

 

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