Orcs & Gobelins T.4

Sa’ar

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano & Bojan Vukic
Éditeur : Soleil 
Genre : Heroic Fantasy
Sortie : le 22 août 2018

l’histoire se tient, les scènes de violence ou d’opulence dégagent l’atmosphère glauque souhaitée et le scénario brillant de Nicolas Jarry finit de rehausser la donne pour en faire le digne successeur de Turuk, Myth à qui on peut lui trouver une certaine ressemblance d’ailleurs, en plus machiavélique et Gri’im.

Présentation de l’éditeur :

Sa’ar est un gobelin naïf au cœur un peu trop tendre… Pour faire sa place dans un monde qui lui est hostile, il devra apprendre à être aussi féroce qu’impitoyable.

Sa’ar n’est jamais sorti de sa mangrove et ne connaît rien des terres qui s’étendent au-delà de l’estuaire… jusqu’au jour où un seigneur Orc réduit son clan en esclavage.
Privé de tout espoir, le gobelin découvre un monde où seuls les forts survivent.
Il fait alors le serment de devenir le maître de la cité des Sang-mêlés, un ramassis de voleurs, d’assassins et de bâtards… Même si pour cela il doit devenir le pire d’entre eux !

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Mon avis :

Si les Greemlins devaient avoir une aventure au Moyen-Âge, ils auraient sans conteste les traits des gobelins dans ce quatrième tome. Des personnages au teint vert, le regard sanguinaire et la dague au poing. Sa’ar est de ceux-là. Pire encore. Si ce dernier n’a pas la crête blanche du chef de gang dans la saga cinématographique, il n’en est pas moins dangereux… et ambitieux.

Contrairement aux autres tomes, l’histoire ne se fait pas « en direct », mais comme un conte, une légende… Sa’ar, en présence d’un gobelin capturé récemment, raconte comment il est passé de jeune pêcheur sur son île à maître d’une immense cité grouillante de malfrats (je vous rassure, je ne vous spoile rien en vous avouant qu’il est maître de la cité).

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Je n’ai pu m’empêcher de voir dans ce récit une ressemblance sans équivoque avec le triste pan de notre Histoire, à savoir l’esclavagisme des insulaires africains ou d’Océanie. Sa’ar, ignorant que le monde s’étendait au-delà de la ligne d’horizon sur l’océan finit enchaîné. Et petit à petit, l’idée de conquérir le monde le prend, persuadé que sa chance est là quand il parvient à s’évader !

Contrairement à la majeure partie des gobelins qui se contentent de se battre pour un oui ou pour un non, voire juste pour sauver leurs couennes, notre anti-héros se montre intelligent, manipulateur et cruellement dangereux. Ce qui a peut-être un peu perturbé les dessinateurs pour qui un gobelin ne doit pas forcément avoir l’air malin ?!

Dès lors, si le décor reste un régal à contempler, il y a quelques couacs dans la constance des traits verts des personnages. D’autant plus quand l’âge se mêle aux expressions de chacun. Mais l’histoire se tient, les scènes de violence ou d’opulence dégagent l’atmosphère glauque souhaitée et le scénario brillant de Nicolas Jarry finit de rehausser la donne pour en faire le digne successeur de Turuk (dans le premier tome), Myth (dans le deuxième) à qui on peut lui trouver une certaine ressemblance d’ailleurs, en plus machiavélique et Gri’im (dans le troisième volet).

 

À cet après-midi pour le cinquième et dernier tome

ShayHlyn

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