Canardo Tome 25

Un con en hiver
Scénariste : Benoît Sokal & Hugo Sokal
Dessinateur : Regnauld Pascal
Éditeur : Casterman
Genre : Polar animalier
46 planches
Sortie le 21 février 2018

Avis de l’éditeur :
Néant
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Mon avis :
25ème enquête pour le détective canard le plus emblématique. Un album de Canardo, c’est quelque part tirer à la courte paille, on ignore sur quoi on va aboutir. Un coup c’est à la flotte, un autre englouti dans des eaux visqueuses, bref, une fois sur deux, on en ressort groggy, à ignorer sur quelle patte danser. Puisque le 24 ème tome sombrait le lecteur dans un dédale ô combien complexe, sans réellement haleter un tant soit peu, il était indispensable que Sokal retrouve son public, en lui proposant une enquête de haut calibre.

Et c’est la cas ! Cette nouvelle énigme tient la route, et cela dès les premières pages de lecture. Canardo, la clope au bec, plan après plan, ne doit sa libération de prison que par la Duchesse du Belgambourg, celle-là même qui est responsable de son incarcération. Un donné pour un rendu en quelque sorte, car notre cher Canardo ne doit son salut, non pour ses beaux yeux, mais pour aider la Duchesse à libérer son pauvre père, retenu prisonnier par un groupe de terroristes. De dangereux criminels qui séquestrent son paternel, allant même jusqu’à rétrécir un doigt à ce pauvre malheureux. Le récit repose sur des bases solides, bien que succinct dans son développement, le résultat se veut à la fois drôle, divertissant, avec par moments, un brin de génie.
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On ressent tout de même une lassitude, non pas de notre part, mais venant plutôt de Canardo, qui traine les pattes, pris en étau par plusieurs entités qui ne lui veulent pas que du bien. La relation platonique, même si …en scrutant de plus près, pousserait à croire qu’entre la Duchesse et Canardo, une attirance réciproque verrait le jour, est agréablement travaillé par la plume des Sokal (Benoît & Hugo) . L’humour noir joue son rôle à la perfection, les protagonistes secondaires également, et le rythme alterne entre discours fanfaronesques et humour grabataire.

Le trait porté par Regnauld Pascal relativement mature, accentue ce récit. Les gueules patibulaires plairont aux admirateurs du monde animalier, uniquement si vous appréciez voir des choses que les vrais animaux ne font pas. (Quoi que…)

« Un con en hiver » sonne juste…tout comme l’aurait été, si son titre s’était intitulé « un intello en été »…

Coq de Combat

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