Dept. H – tome 1 – meurtre en grande profondeur

Scénario : Matt Kindt
Dessin : Matt Kindt
Éditeur : Futuropolis
Sortie : avril 2018
168 pages
Genre : thriller, anticipation


Dept H. est un authentique thriller haletant, qui ne laisse passer aucun temps mort sur plus de 700 pages qui paraîtra en 4 tomes.

mep_depth-t1-5_web

Résumé

A 9000 mètres de profondeur, dans une station scientifique sous marine, le très populaire professeur Hari Hardy a été assassiné. Sa fille Mia est chargée par l’ERSSM (Explorations et Recherches Scientifiques Sous-marines) de tirer cette affaire au clair et de démasquer le meurtrier. Mia descend dans les profondeurs de l’océan et doit faire vite. La base a été sabotée, d’ici 24h elle sera inondée faisant disparaitre les preuves dont elle a besoin. Elle retrouve au fond toute l’équipe qu’elle semble bien connaitre, dont son frère et Lily avec qui les relations sont plus que tendues. Peu à peu les caractères des protagonistes se révèlent, le passé remonte à la surface, les liens secrets, les amours, les haines.

Screen Shot 05-08-18 at 04.08 PM

Mon avis

Bienvenue dans les ténébreuses profondeurs de l’océan ! Si vous êtes claustrophobes, n’ouvrez surtout pas cet album, vous risqueriez de ne pas vous en remettre. Matt Kindt nous plonge dans un thriller psychologique en huis clos à 9000 mètres de profondeur, où l’ambiance est pesante et étouffante à souhait même si l’action n’en est pas à son paroxysme puisque ce premier volume n’est qu’une entrée en matière. Ce huis clos abyssal est prévu en 4 volumes sur plus de 700 pages regroupant les 24 comics parus aux USA.

Dans un espèce de faux rythme, l’auteur fait monter la pression et le suspens en révélant petit a petit les tensions entre les protagonistes. Tout le monde est suspect, Mia est du genre à ne jamais renoncer (ce qui lui a joué et lui jouera des tours), et les 7 membres de l’équipe ont visiblement tous un passé plus ou moins trouble. Voilà ce qu’il faut de matière pour échafauder moult fausses pistes et retournements de situations qui ne manqueront pas d’arriver dans les chapitres suivants pour maintenir l’attention du lecteur.

Mais, en optant pour un procédé narratif qui mélange voix off exprimant les pensées de Mia et dialogues, Matt Kindt ne rend pas la lecture des plus fluides. Dommage, car l’ambiance est bien rendue et la tension palpable.

Au niveau du dessin, Matt Kindt opte pour un décorum assez classique dans ce genre. Il ne s’embarrasse pas de détails technologiques et préfère jouer avec la suggestion et miser davantage sur les effets scénaristiques que visuels. Ça fonctionne plutôt bien même si le style charbonneux et jeté du trait déroute quelque peu et risque même d’en rebuter plus d’un.

Affaire à suivre néanmoins, car les questions soulevées dans ce volume attendent des réponses.

Loubrun

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :