La ballade de Dusty – tome 1 – Bertha wagon à bestiaux

Dessin : Gilles Aris
Scénario : Aurélien Ducoudray
Éditeur : Bamboo
Sortie : mars 2018
54 pages.
Genre : Histoire, aventure


Le road trip d’une enfant qui traverse l’Amérique des années 30.

1930 – États-Unis, pendant la Grande Dépression. Expropriée, la famille de Dusty va devoir habiter chez des voisins. La gamine ne décolère pas, car son père est parti à Washington demander avec quelques milliers d’autres manifestants des comptes au président… Mais c’est trop long… Elle décide d’aller le chercher !
Sur son chemin semé d’embuches elle va rencontrer de nombreux personnages (réels ou imaginaires), comme Tom Joad, le héros des Raisins de la colère de Steinbeck, les criminels Bonnie & Clyde ou encore les artistes du cirque du film Freaks.


« On vient souvent à la grande Histoire par le biais de la petite ». Ce sont les mots d’Aurélien Ducoudray dans le dossier de presse, qu’il met en pratique dans ce nouveau diptyque. Alors que le sujet n’est pas des plus drôles – des gens virés de chez eux en pleine grande dépression des années 30 – cette entrée en matière prend une tournure assez légère au travers du personnage de la jeune Dusty qui est déterminée à ne pas se laisser broyer par le système. Armée de son tempérament en acier trempé, de son intrépide innocence et d’un talent d’oratrice hors-pair, la voilà qui part dans une quête improbable. Comment une gamine peut-elle se sortir d’un tel voyage ? On a du mal à y croire aujourd’hui où l’on recommande aux jeunes de faire attention à tout. Et pourtant la magie de la grande littérature d’aventure opère sans problème et on se plait à croire à toutes ses rencontres de bonne et mauvaise fortune que fait Dusty parmi les hobos, ces vagabonds des années 30 qui sillonnaient l’Amérique en quête de petits boulots.

C’est une vraie bonne idée que d’avoir mêlé personnages réels et personnages de romans mythiques. Cette improbable aventure n’en est que plus ancrée dans la réalité de l’époque.

Pour l’instant on n’a pas trop d’idée sur la tournure de ce périple, mais une chose est sûre, la petite Dusty ira jusqu’au bout de son voyage initiatique.

Gilles Aris nous offre un dessin semi-réaliste assez réussi dont le dynamisme donne encore plus de relief à l’aventure. Sans être d’une extravagance ou d’une originalité folle, le trait est expressif et les ambiances mises en place sont réalistes et crédibles.

Cette ballade démarre plutôt bien et l’on a hâte de vite en découvrir la fin.

Loubrun

 

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