Château Narumi T.1/2

chateau-narumi-1-komikku.jpg21730947_10154731457031746_8694624590567116464_n.jpgScénario : Tomomi Sato
Dessin : Tomomi Sato
Éditeur : Komikku
Date de sortie : 14/09/2017
Genre : Œnologie, tranche de vie, passion

 

 

 

Présentation de l’éditeur

Mako est la fille unique du Président de Narumi Inc, une grande société japonaise qui importe du vin au Japon. Alors qu’elle s’apprête à aller étudier en France, ses parents disparaissent tragiquement dans un accident d’avion. Seule et désemparée, Mako est manipulée par le bras droit de son père qui profite de sa détresse pour lui dérober le contrôle de l’entreprise. Elle se rend alors dans une petite propriété viticole où les souvenirs familiaux la submergent et elle décide sur un coup de tête de redresser ce domaine pour sauver l’héritage de ses parents. Takamori, le vil président de Narumi Inc accepte ce pari insensé et y ajoute des conditions quasi irréalisables : elle aura une année pour produire 40 000 bouteilles, sans employer de nouvelles personnes, sans se séparer du personnel actuel et en devant obtenir un prix pour son vin. Si elle échoue, Mako devra lui donner toutes ses parts de la société. Transportée par la passion et le souvenir de ses parents, Mako va tout donner pour réussir l’impossible. Pourra-t-elle surmonter son amateurisme et la dureté de ce milieu ? Le compte à rebours est lancé !

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Mon avis

Elle est belle, intelligente et dans un an, la France va lui ouvrir les bras pour un cursus universitaire. Mais c’était sans compter le coup du sort qui en décida autrement. Suite à la mort tragique de ses parents lors d’un accident d’avion : Mako se retrouve seule face à un vile homme d’affaires qui prétendait être le meilleur ami de son père. Takamori, profitant du désarroi de la jeune femme, va prendre les rennes de la société Narumi – société créée et dirigée jusqu’alors par le père de Mako – et décider de fermer le Château Namuri, le vignoble familiale à l’origine de la société du même nom.

 

Sauf que Mako y tient à ce vignoble ! Armée de tout son courage et de l’attachement qu’elle porte à ces lieux, Mako va laisser tomber l’avenir qui lui était tout tracé pour devenir PDG du Château Namuri et prendre le risque de tout perdre en acceptant les conditions de Takamori, à savoir : réussir à vendre 40,000 bouteilles de vins, obtenir mieux qu’une médaille de bronze à un concours de vins, le tout en un an et sans qu’aucun employé ne quitte le Château sans quoi Mako devrait vendre toutes ses actions dans la multinationale créée par son père 25 ans plus tôt.

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Voici donc un manga qui se laisse lire, même quand on n’aime pas le vin (comme moi). De quoi enrichir sa culture générale avec des connaissances en œnologie, en cultures viticoles et en relation humaine dans une région campagnarde du Japon. Le tout agrémenté d’un dessin attrayant et assez réaliste. Minutieux également quand l’auteur nous gratifie d’explications précises sur la façon de travailler les vignes…

 

 

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Bref, un bon moment de lecture. Même si c’est quand même plutôt destiné à des fans de vin.

Allez, santé !

 

ShayHlyn.

Jour J T29 et T30 Le prince des ténèbres

sans-titre.pngsans-titre.pngPlancheA_308002.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Kordey

Éditeur : Delcourt, Série B

Genre : Historique , Uchronie

Sortie : le 16 août 2017

 

 

Avis de l’éditeur :

 

L’histoire suit l’enquête d’un personnage ayant existé, John O’Neill, alias le «  »Prince des ténèbres » », un agent du FBI ayant eu l’intuition que Ben Laden préparait une attaque d’envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s’il avait eu l’occasion de traquer Ben Laden et s’il avait pu empêcher l’attaque du 11 septembre 2001 ?

 

Mon avis :

Voici certainement l’un des titres les plus réussis de la série Jour J, grâce à cette belle trilogie reprenant à la fois faits réels et tournures hypothétiques si le désastre du 11 septembre 2001 ne s’était pas produit.

On suit le parcours et l’enquête menés par l’Agent O’Neil, appelé le prince des ténèbres car il bosse comme un demeuré et s’habille toujours en noir, de la marque « Gucci ». Suite à un attentat en Arabie Saoudite,  faisant 20 victimes américaines de l’Air Force, lui et son équipe, notons Sam Sullivan et sa coéquipière l’Agent Carter, raclent l’entièreté du territoire, tentant d’obtenir de minces indices.

Sur place, ils découvrent que Ben Laden a créé un véritable Royaume, des autoroutes, d’immense palais…, qu’il s’agit d’un entrepreneur du Yemen. Ils découvrent également qu’en 1988, il prête au trésor royal – sans intérêts ; que sa route le mènera de la Mecque à Taif, et que l’Iran utilise du matériel Russe contre le Royaume.

Les agents qualifiés analysent le terrain malgré les prérogatives des saoudiens donnant lieu à un rapport du G2 (Services secrets de l’armée) en provenance d’Allemagne qui démontre que l’attentat de Khobar provient d’Al Quaida. Al Fadl a trahi les siens tandis que les différents organismes (FBI NSA CIA) ont leur idée sur le sujet. L’analyse des experts concernant les bombes utilisées est relativement instructive ( Sentex – TNT…)

Notre équipe menée par l’agent O’Neill se retrouve à Gloucester Building Tyson Corner en Virginie, et découvrent avec stupéfaction qu’ils possèdent des dossiers sur Ben Laden depuis 1993.

La partie historique et remaniée est captivante de bout en bout.

– New York en 1993 : 6 morts et 1000 blessés

– Ethiopie en 1996 : le président égyptien est la cible d’un assassinat

Les attentats de Ben Laden se déroulent sur plusieurs continents avec des moyens de logistique surprenants. Pourtant, à ce stade, seuls l’Agent Oneil et son équipe semblent convaincus de la véritable puissance de l’organisation d’Al Quaida.

Les second tome démarre tout en force avec Obama (sénateur) qui tente de convaincre le Président sur la qualité d’O’Neill et ses arguments, bien que le prince des ténèbres soit entaché par traitrise et indiscipline.

La tournure scénaristique atteint son apogée lorsqu’il se retrouve à l’aide de l’un de ses contacts en Israël, afin de débusquer leur ennemi. 

Un scénario quasi parfait qui malheureusement est accompagné par un dessin de piètre qualité, voir maladroit dans le trait. Une qualité graphique qui frôle la décadence sauf si la volonté de caricaturer chaque personnage à l’extrême est volontaire. Franchement, même les plans rapprochés montrent le manque de netteté. Les protagonistes sont laids, quel dommage avec une trame qui excelle. Quant aux présidents et sénateurs, jugez par vous-mêmes…Fort heureusement, les couleurs nettes recadrent quelque peu la qualité graphique. On aurait pu obtenir un chef-d’œuvre, on récolte un bon album.

L’une des forces du récit se note également par la construction efficace de répliques appropriées :

 » Qui veut dîner avec le Diable, doit se munir d’une longue cuillère… »

On se laisse prendre au jeu et au rythme de l’intrigue. Un bon moment de lecture avant l’attente de la fin de cette trilogie !

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Coq de Combat

 

 

 

Nerval l’inconsolé

2246_couv.jpgnerval l'inconsolé,vandermeulen,casanave,casterman,06 septembre 2017,biographie d'écrivain,littératureScénario : Vandermeulen David

Dessin : Casanave Daniel

Editeur : Casterman

Parution : 06 septembre 2017

Biographie littéraire

 

Présentation :

Nerval, par-delà l’obscure clarté…

Il était le ténébreux, le veuf, l’inconsolé ; le prince d’Aquitaine à la tour abolie… Si Gérard de Nerval demeure pour beaucoup l’un des plus grands poètes français, sa vie reste méconnue et emplie de mystères. Car derrière le grand Gérard de Nerval se cachait le discret Gérard Labrunie.  Frappé par la gloire littéraire à 19 ans grâce à sa traduction du Faust de Goethe, cet éternel voyageur, délicat et romantique, ne verra son premier livre paraître que quelques mois seulement avant sa pendaison tragique, à 46 ans, dans les rues parisiennes.

Par -delà Nerval, figure du romantisme, Casanave et Vandermeulen narrent avec vivacité une vie complète de Gérard. On découvre ses visions, ses nombreux voyages mais aussi les addictions de cet écrivain sensible que la folie rongea petit à petit.

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Mon avis :

David Vandermeulen, qui s’est d’abord fait connaître sur la scène de l’humour underground, a surpris et ravi lecteurs et critiques, en 2005, avec Fritz Haber, une série aussi réaliste qu’historique. Il a enchaîné depuis plusieurs titres dont certains consacrés à des auteurs de la période romantique. Cet album consacré à Nerval est sa première incursion dans la culture française. Il dirige actuellement la collection « La Petite Bédéthèque des Savoirs » au Lombard.

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Mélangeant les points de vues biographiques et autobiographiques sous l’angle de la rêverie et du fantasme, son scénario colle parfaitement à la personnalité de son sujet : Gérard et son  comportement fantasque jusque dans la dérision et l’auto-destruction. Il met en évidence ce cas particulier de la Bohème française, montrant la vie en bandes, en squats, de ces punks poètes avant la lettre. La partie du récit consacrée au Voyage en Orient révèle un pointillisme aussi rigoureux que précis, les dialogues originaux y sont repris au mot près. Il faut bien avouer que ce type un peu fou dans sa faiblesse pour l’alcool et les femmes, enivré de poésie, transmet l’amour de la littérature avec légèreté et amusement. 

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Le dessin semi-réaliste de Casanave convient bien au sujet. Le dessinateur, qui explore le monde du 9e Art en mettant l’accent sur l’adaptation de chefs-d’œuvre de la littérature et la vie de grands artistes, perçoit le monde via la géographie. D’où l’importance accordée aux décors, aux voyages. Il veille à respecter l’aspect historique dans la justesse des détails. 

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Le tout donne un livre très abouti, fruit de 20 mois de travail basé sur une documentation rigoureuse, qui constitue une porte d’entrée idéale pour (re)découvrir un pan, mal connu, du mouvement romantique. 

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Skippy

Sur la pointe des pieds T.2

couv2d_9782889320479.jpg9782889320479_pt1.jpgLe secret de Lin Xiaolu

Scénario : Jidi
Dessin : A. Geng
Éditeur : EP
128
pages
Date de sortie : 23/08/2017
Genre : récit initiatique, jeunesse, introspection, roman graphique.

 

Présentation de l’éditeur :

Ce livre nous projette dans le monde intérieur très riche et créatif d’une adolescente. L’histoire est emprunte de poésie, et de belles illustrations fines et douces avec des couleurs pastel qui nous plongent dans un univers personnel et imaginaire.

Elle s’appelle Lin Xiaolu, elle n’a vécu qu’avec un seul de ses parents et se sent différente, incomprise. Elle n’aime pas les études, elle, ce qui l’anime, c’est le dessin. Elle dessine partout et tout le temps. Un jour, elle remarque un jeune homme, de dos, qui dessine contre un mur, et devient obnubilée par lui…

Un récit initiatique ou comment passer de l’univers des mondes imaginaires à celui de l’adulte.

Sur la pointe des pieds, le secret de Lin Xiaolu, Jidi, A Geng, EP, récit initiatique, jeunesse, introspection, roman graphique.

Mon avis :

« Sur la pointe des pieds », un titre qui en dit long sur la délicatesse émanant tantôt de cet album en lui-même, tantôt de son héroïne : Lin Xiaolu. Cette jeune fille timide, lycéenne dans une école d’art en Chine qui découvre le monde… un peu à l’instar du Petit Prince de Saint-Exupéry. Certes, elle ne demande pas qu’on lui dessine un mouton, elle sait le faire elle-même, mais c’est une approche aussi poétique, simple, douce, …

Lin Xiaolu est une grande rêveuse, elle s’imagine sur sa petite étoile du lapin – cette peluche qui la suit partout dans son imaginaire – gravitant non loin de l’étoile du rock’n’roll qui est en vérité un bar réputé pour ses concerts et sa clientèle à la mode ; ou encore d’autres étoiles qu’elle ne demande qu’à découvrir malgré sa timidité.

J’ai été touchée par cette étudiante si candide, illuminant le monde dans lequel elle vit de mille et une couleurs. Un univers resplendissant mis en valeur par une talentueuse artiste, A. Geng. On sent bien la patte asiatique dans la forme des visages, dans les expressions, dans les décors fidèles à la ville chinoise qui accueille cette aventure et le code vestimentaire, mais il y a ce petit plus : ce rêve aux teintes pastelles remplissant les cases. L’univers imaginaire de A. Geng au travers des pensées de son personnage Lin Xiaolu.

Sur la pointe des pieds, le secret de Lin Xiaolu, Jidi, A Geng, EP, récit initiatique, jeunesse, introspection, roman graphique.

Des pensées écrites un peu comme un brouillon de la part de la scénariste Jidi. Un souci de traduction ? De connaissances du français ? Peu importe finalement, car le dessin suffit à lui-même, d’où la classification de cet album comme « roman graphique ». Peut-être même que cette façon peu amène d’écrire représente finalement la timidité de l’héroïne qui a du mal à parler avec ses camarades de classe… alors avec la multitude de lecteurs de cet album… Qui sait ?!

 

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Sur la pointe des pieds, le secret de Lin Xiaolu, Jidi, A Geng, EP, récit initiatique, jeunesse, introspection, roman graphique.

 

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Voilà en tout cas une belle petite série à suivre, qui n’est pas vraiment un manga, mais pas une bande dessinée classique non plus. C’est peut-être à ça que ressemble les « manga chinois » dont parlent certains personnages dans ce livre ? Allez savoir… je vous souhaite une bonne lecture en tout cas.

ShayHlyn.

Déjà paru :

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