Scénario et dessin : Renaud Farace
D’après la nouvelle de Joseph Conrad
Editeur : Casterman
192 pages – cartonné
Aventures historiques
L’affrontement homérique de deux hussards de la Grande Armée.
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Présentation de l’éditeur :
Alors que Napoléon affronte l’Europe entière dans un bras de fer impitoyable, il veille à préserver toutes ses forces en interdisant les duels qui saignent à blanc sa Grand Armée. Mais deux hussards, pour une obscure affaire d’honneur, s’entête à se défier…
De duel en duel, les frères d’armes devenus ennemis scellent leurs destins et entrent dans la légende.
La haine rendrait-elle immortel ?
Librement adapté du récit de Joseph Conrad, et inspiré de personnages historiques.
Mon avis :
Tout d’abord, une petite précision : cette longue nouvelle (novella pour les anglo-saxons) d’une cinquantaine de pages avait déjà inspiré le scénario du 1er film de Ridley Scott en 1977 (Les Duellistes). Si Renaud Farace se l’approprie aujourd’hui, en prenant quelques libertés, c’est pour en faire un album aussi magistral que surprenant qui vibre d’un souffle épique et terriblement humain.
Chef d’œuvre ! Réussite totale !
Démonstration.
Au niveau graphique, par exemple, chaque duel est parfaitement chorégraphié et réalisé avec une arme différente. On y sent, lors de chaque rencontre, la maîtrise parfaite de l’action violente, le respect des codes des arts du combat et le respect teinté d’un curieux mélange d’admiration et de haine que se vouent les deux protagonistes. Toutes ces scènes de duel sont en bichromie noir/rouge alors que le reste de l’album est en noir et blanc. Le trait est, quant à lui, nerveux, tantôt brouillon, tantôt détaillé, toujours plein d’expressivité. Le rythme du découpage donne un souffle narratif particulièrement efficace au point qu’il s’avère impossible d’interrompre la lecture une fois celle-ci commencée.
Au-delà d’un récit des temps napoléoniens bien documenté et d’une bouillonnante aventure, Duel nuance de façon très intuitive l’approche psychologique de deux monstres représentant la valeur militaire dans toute sa gloire, sa splendeur mais aussi sa déchéance pathétique. Officiers d’Empire, les deux caractères hors-normes qui s’affrontent au gré des évolutions géopolitiques nous font participer à une épopée dont les accents vont continuer longtemps de résonner en nous. Brillant et talentueux, cet album est plus que l’adaptation d’une œuvre littéraire, plus qu’un hommage, c’est un travail qui transcende véritablement son modèle et qui nous donne ce que la BD nous réserve de meilleur : une émotion pure !
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Skippy





bravo ! tu m’as convaincu 🙂
Quel enthousiasme !!!
Graphiquement, je ne partage pas cet enthousiasme… ce n’est pas très séduisant… voire un peu maladroit. Les polices des bulles sont très serrées et pas toujours très lisibles.
Bref, en dehors d’être séduit par le scénar, ça ne me donne pas envie d’essayer. ☻
Voilà , enfin lu ce titre. Je dois avouer qu’il m’a fallu du temps pour rentrer dans l’histoire à cause d’un grand manque d’empathie pour les 2 duellistes surtout Féraud ( c’est un fou !) ensuite, on est pris dans le tourbillon de ces duels,on se demande où tout ça va aboutir. Pour le dessin, il est très nerveux, un peu comme l’esprit de Féraud..il manque parfois un peu de constance pour les visages. 3 coeurs