Auteur : Koji Matsumoto
Éditeur : Soleil
384 pages – Épouvante
Sortie : le 30 novembre 2016
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Avis de l’éditeur :
Personne n’est jamais revenu de île d’Higanjima, petit îlot désert qui cache le plus terrible des secrets : une secte de vampires ! Pourtant Aki et ses amis s’embarquent pour Higanjima, à la recherche d’un frère, disparu deux ans auparavant. Sur l’île, ils découvrent l’horreur absolue et remontent jusqu’à la source du mal. Un des plus grands best-sellers d’horreur, traduit en temps réel avec le Japon, régénère le mythe des vampires en nous offrant un suspense organique et haletant.
Mon avis :
Higanjima, l’île des vampires a démarré voici plus de 10 ans pour sa version française. Certainement l’une des séries horrifiques les plus déstabilisantes parues à ce jour. Rien n’est épargné, monnaie courante pour les Seinen d’épouvante…mais l’île d’Higanjima torture tout autant le lecteur que ses protagonistes, à la petite cuillère, ne faisant pas dans la dentelle.
Démembrements, sacrifices, rituels maléfiques, viols, tortures multiples, cruauté barbares remontant à la nuit des temps, lorsqu’on lit l’œuvre de Koji Matsumoto, on découvre avec quel acharnement il se délecte à nous en mettre plein la vue…jusqu’à déstabiliser.
Mais qu’on se le dise : il ne s’agit nullement d’une façade quelconque à dédramatiser sa vision de l’horreur. Son récit bien que long, voire trop long sur sa distance, permet toutefois de pénétrer un scénario qui tient la distance. Certes, quelques tomes « inutiles » demeurent, sans réel apport quant à la constitution mis en place par l’auteur, mais qu’importe, on se sent bouleversé intérieurement à la fois par la violence omniprésente autant raffinée qu’atypique, tout en se laissant bercer par une tension jouissive.La maîtrise du récit, ses protagonistes attachants, la qualité graphique (encrage épais, gros plans travaillés au style Found Footage) ainsi que son effet marketing (qualité du papier, plats de couvertures aguicheurs) propulsent l’île d’Higanjima parmi les inconditionnels du genre (sans toutefois appartenir à un genre unique).On y parle de vampires, mais en se détachant littéralement du conventionnel, sous tous ses aspects. Un mélange subtil de Cannibal Holocaust, de Ruggero Deodato, aux films contemporains Cat 3 (Catégorie 3) réservé à un public franchement averti. Du trash stylé, comme les amateurs du genre s’en délecteront.Ce 33ème tome clôt de manière éblouissante le sujet, et les chanceux que vous êtes pourront lire une histoire bonus en fin d’album, tout aussi étrange que malsaine.Vous l’aurez donc compris : l’île d’Higanjima ne s’adresse pas spécialement aux amateurs de vampires, mais plaira sans nulle doute aux admirateurs de scénario et du cinéma underground et hardcore.
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Coq de Combat





Pour des grands malades en somme !!!;-))