La grande épopée de PICSOU – TOME V
Le trésor de Crésus et autres histoires
GLENAT – 14 janvier 2015 – 29,50 €
Collection intégrale – 304 pages
Auteur : DON ROSA
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La grande épopée de PICSOU – TOME V
Le trésor de Crésus et autres histoires
GLENAT – 14 janvier 2015 – 29,50 €
Collection intégrale – 304 pages
Auteur : DON ROSA
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Scénario et dessin : Dylan Horrocks
Éditeur : Casterman
262 pages
date de sortie : janvier 2015
genre : biographie
« La BD te brisera le cœur » – Jack Kirby
Hicksville, c’est le nom d’une petite ville imaginaire dans le nord de la Nouvelle Zélande. Ce petit patelin perdu au milieu de nulle part a une particularité bien étrange : c’est la capitale improbable et quasiment secrète de la bande dessinée mondiale. Chaque habitant est passionné et spécialiste de BD en tout genre. Librairies et bibliothèques regorgent de trésors et raretés à faire tomber par terre n’importe quel collectionneur.
Le journaliste américain Léonard Batts a pour projet d’écrire une biographie de la nouvelle star internationale du comics, Dick Burger, natif de Hicksville. Batts réussit tant bien que mal à débarquer dans le village Néo-Zélandais pour réaliser son reportage, mais dès qu’il évoque le nom de Dick Burger, les mines se renfrognent et les portes se ferment.
Il semble qu’un lourd secret se cache dans le passé de la star….
« Encore plus que l’argent, un artiste aime qu’on l’aime » – Joe Simon
Les éditions Casterman ont eu l’excellente idée d’éditer cette nouvelle version de cet album hors du commun sorti aux États-Unis en 1998 et publié en France en 2001 par L’Association. Si le contenu ne change pas radicalement de la version de 2001, l’auteur nous gratifie d’une nouvelle introduction dessinée dans la quelle il nous fait part de la tentation qu’il a eu de tout redessiner pour cette nouvelle édition. Il n’aura finalement refait que la couverture, ce qui est bien suffisant.
Plus qu’un hommage au métier et aux auteurs de BD, Hicksville est une véritable déclaration d’amour à la bande dessinée. Dylan Horrocks est un auteur Néo-Zélandais né en 1966, qui révèle dans cet ouvrage son amour pour la BD, passion qu’il tient de son père qui possédait plusieurs albums de Tintin en français, et qui entre autres adorait autant les Peanuts de Schulz que Captain Marvel.
Tout en menant une enquête journalistique, il met en scène tout l’univers de la BD, de l’auteur au lecteur, en passant par les critiques, éditeurs, collectionneurs, libraires et passionnés en tout genres.
Dans une magnifique mise en abyme, Dylan Horrocks parsème les 260 pages de son récit de vrais faux comics, de vraies références (Kirby, Eisner, Stan Lee, Jacobs, Aragonès, Mc Cay, Hergé …) et d’ambiances teintées aussi bien de mystère que de légèreté et de profondeur. Car Hicksville n’est pas qu’une ode à la BD. L’auteur en révèle aussi les coulisses et expose ses interrogations sur la création artistique, le business, la reconnaissance, la gloire, et sur les relations ambivalentes entre l’art et l’argent ….
La narration à plusieurs étages où le vrai et le faux s’imbriquent et se superposent est un peu déroutante au début. Mais le style est finalement vite adopté et l’on se laisse assez facilement prendre au piège de l’intrigue qui se met lentement en place. Malgré l’univers improbable du village entièrement voué à la BD, tous les personnages sont crédibles et réalistes. On sent d’ailleurs bien l’investissement total et sans limites de l’auteur dans son récit ou certaines scènes relèvent certainement de l’autobiographie.
Hicksville est un album qui de prime abord peut faire peur par sa densité et son dessin noir et blanc maladroit aux airs un peu simplistes. Les plus courageux qui dépasseront cette appréhension découvrirons un album magistral dans lequel toute la richesse et la puissance créatrice de la BD y sont révélées.
En tout cas, pour tous les amoureux du 9ème art adeptes ou pas de comics, ce voyage initiatique à Hicksville me paraît indispensable.

Loubrun

D’après l’œuvre de Jacques Martin
Dessin : Thierry Démarez – Scénario: Valérie Mangin
Editions Casterman
Sortie : 19/11/2014
48 pages – cartonné
Aventure, Histoire, Antiquité, Rome.
Résumé (de l’éditeur): Rome, été de l’an 12 avant Jésus-Christ. Par une nuit sombre, une trentaine de personnages anonymes se sont réunis dans le bois des Furies, leurs visages dissimulés par des masques d’oiseaux. Mûs par le désir de vengeance ou la passion politique, tous brûlent d’abattre l’empereur Auguste, qualifié de tyran, et de le remplacer par le fils de César, Ptolémée César alias Césarion, que l’on pensait disparu. Glaive à la main, les conjurés aux faciès de rapaces jurent la perte d’Auguste l’usurpateur. Au même moment, tout juste revenu d’Egypte d’où il a ramené son vieux compagnon Enak donné pour mort, Alix Graccus doit affronter une succession de graves déconvenues.
« -Alix ! Ce sont mes abus d’autorité, comme tu dis, qui ont ramené la paix à Rome. »
Mon avis : Je reviens sur un album sorti au mois de novembre de l’année 2014. J’ai acheté l’album chez mon libraire mais je l’ai laissé sur ma pile d’attente, ayant d’autres priorités éditoriales. Eh oui, la dure vie de chroniqueur sur Samba BD !
Je vous préviens directement. Si je l’ai acheté, c’est que je suis la série depuis le début et que je sais pertinemment bien que c’est un album de qualité tant au niveau du scénario que du dessin. Il ne s’agit nullement pour moi d’acheter un chat dans un sac ou d’acheter un album inconnu dans l’espoir de découvrir la pépite oubliée du marché pléthorique de la bande dessinée.
Avec Alix senator, je sais où je mets les pieds. A l’image de ce que faisait le grand Jacques Martin, les auteurs nous proposent une histoire d’aventure d’Alix qui prend racine dans la grande histoire de Rome et de l’Antiquité. Le récit se base sur des faits historiques et vérifiés. Comme le disent les auteurs, ce sont les zones d’ombre de l’Histoire qui permettent de laisser libre cours à leur imagination. Alix est un personnage créé de toute pièce, la conjuration des rapaces aussi. Par contre, l’Histoire de Rome, de César, d’Auguste, c’est du solide en tant références historiques. Valérie Mangin, la scénariste, est une latiniste distinguée, historienne et historienne de l’Art. Elle aime mélanger la grande Histoire et les ficelles des littératures populaires. Dans ce troisième tome, elle a réussi à bluffer le lecteur « lambda » que je suis jusqu’à la dernière planche de l’album. Nous avons donc un scénario bien bâti et qui m’a laissé dans l’expectative jusqu’au bout. Pas de grosses ficelles bien repérables d’emblée donc.
Le dessin de Thierry Démarez est excellent. Bien sûr, ce n’est plus la surprise de la découverte du premier tome où il a su à la fois respecter l’œuvre de Jacques Martin mais où il a su également s’en départir en proposant des innovations graphiques positives qui donnent un autre regard à l’œuvre initiale. Satisfecit donc également de ce côté.
A noter enfin que le site internet www.alixsenator.com propose au lecteur une encyclopédie très détaillée de l’œuvre avec un descriptif des personnages, des lieux, des albums, etc… Vous y trouverez aussi une rubrique « Vrai ou faux » où vous pourrez savoir ce qui est vrai ou faux par rapport à la réalité historique dans les aventures d’Alix senator. Très instructif pour les passionnés de la période de la Rome antique.
Ce troisième album D’Alix senator est un très bon album, bien dans la lignée de ce qu’on a pu lire avant. Des rebondissements à foison rythment ce scénario enlevé et sublimé par un dessin de haut niveau. Les amateurs de péplums vont apprécier…
Dessin
Scénario
Moyenne
Lien vers la fiche technique de l’album chez l’éditeur Casterman: ICI.
Lien vers le site internet de référence « Alix senator » : ICI.
Capitol.
Dessin : Simone Gabrielli
Editeur : Glénat
Parution : le 4 février 2015
Genre : Espionnage
Résumé de l’éditeur :
Duncan Campbell est un agent de la NSA, historien et spécialiste du Moyen-Orient. Sa vie bascule le 6 septembre 2001 : il perd la femme qu’il aime, est trahi par ses supérieurs et se trouve plongé au cœur d’un conflit médiéval dont les livres d’histoire n’ont jamais parlé… Il ne peut compter que sur sa bonne connaissance du monde islamique et de l’Europe du XVe siècle pour tenter d’éviter l’anéantissement de deux civilisations en essayant de trouver le chemin qui mène à la réconciliation et la paix entre les peuples…
Une passionnante uchronie à travers laquelle Roger Seiter et Simone Gabrielli reviennent sur les origines d’un conflit qui embrase deux mondes depuis des siècles, pour tenter de comprendre, mais aussi pour rêver la paix.
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