Thomas Silane T8 : Poisons.

thomas silane.jpgthomas s.jpgAuteurs : Buendia-Chanoinat et Zaghi.

Editeur : Grand Angle.

Sortie : 1 octobre 2014

 

Le résumé.

Thomas Silane, qui recherche ses parents depuis leur disparition alors qu’il était enfant, tient enfin une piste en Amérique du Sud. Mais les circonstances l’amènent en Argentine sur les traces d’un mystérieux serial killer d’hommes âgés. Accompagné de la belle Irina, Thomas bénéficie à Buenos Aires de l’aide de Riccardo, un flic à la vie privée compliquée… qui, cependant, se fait aussitôt limoger par ses supérieurs. Voilà la preuve que ces meurtres cachent bien d’autres secrets… 

Enquêtant au cœur de la campagne argentine où un nouveau meurtre vient d’être commis, Thomas remonte, grâce à Rafaela, la « shérif » locale, le passé des victimes. Leur point commun : ils ont tous participé à la sanglante Junte militaire. Une sale affaire, décidément…

 

Adrénaline.

Thomas Silane, c’est un peu comme Largo Winch, il attire les ennuis  à la pelle. Et pas des petits, non des gros ennuis comme des fusillades avec des mecs armés jusqu’aux dents. Il apprécie aussi les courses poursuites avec option meuf canon pour l’accompagner. Tant qu’à faire, autant impressionner la gent féminine surtout si elle ressemble à une Pénélope Cruz  survitaminée .  Franchement la Rafaela , elle déchire tout. Il faut absolument qu’elle recroise les aventures du ténébreux Silane dans les prochains épisodes sinon je boycotte !

Un avis que ne va partager la blonde Irina, mais bon, pourquoi pas un ménage à trois !

Le dessin réaliste du dessinateur italien Roberto Zaghi est très agréable à suivre et c’est avec plaisir qu’on découvre ses planches détaillées et dynamiques.

Bref, un album tonitruant sur fond de trafic international qui plaira aux amateurs d’action.

 

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Samba.

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Rédemption – tome 1 – Dévotion

rédemption, dévotion, tackian, farkas, soleil, croisades, chevalier, vengeance, moyen-âge, rédemption, dévotion, tackian, farkas, soleil, croisades, chevalier, vengeance, moyen-âge, Scénario : Nicolas Tackian

Dessin : Lajos Farkas

Éditeur : Soleil

48 pages

date de sortie : juillet 2014

genre : aventure, histoire

 

 

 

Lors de la deuxième croisade en 1148, Adhémar de Montfort participe au massacre d’inoffensifs villageois aux abords de Damas, en Terre Sainte.

42 ans plus tard, on retrouve le chevalier pétri de remords vivant dans la pauvreté au fin fond du Rouergue. Rongé par la culpabilité, il ne se remet pas d’avoir commis tant de violences au nom de Dieu et semble avoir définitivement raccroché son épée.

Il faudrait une bonne raison pour qu’il la décroche à nouveau. Cette bonne raison, c’est  Bernard le Pèlerin qui va la lui donner. Un moine « fou de Dieu » qui, après l’échec de la deuxième croisade, se donne pour mission de lever une armée de croisés pour reconquérir Jérusalem. En fait d’armée, il recrutera dans un premier temps une bande de repris de justice qui commettrons les pires exactions pour forcer les villageois a rallier sa cause.

Adhémar sera donc appelé à la rescousse par des villageois pour mettre fin aux horreurs perpétrées par ce moine pas très catholique.

 

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D’habitude pas trop attiré par ce genre d’histoire, ni davantage par ce genre de couverture, j’avoue qu’ici l’idée de cet ancien chevalier en quête de rédemption a attiré mon attention.

 

J’ai malheureusement vite déchanté. Au bout de 3 pages on tombe dans un flot de clichés au ressort un peu trop facile. Le moine cruel à la sale gueule, qui n’a de moine que le nom ; l’ancien croisé rongé par le chagrin de tout le mal qu’il a fait (comme si seuls les croisés avaient commis des atrocités) qui jure qu’on ne l’y reprendra plus, mais que finalement si, il irait bien défendre les pauvres bougres pour les empêcher de tomber dans les griffes du vilain moine … Et puis tiens, pour ça il va faire appel à ses vieux copains de régiment. Tout cela est finalement sans grande originalité et très convenu.

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Là je me dit : « ok, je prend ça comme une bonne aventure sur fond historique. Après tout, le dessin n’est pas mauvais (bien qu’un peu trop sombre) et le scénario n’est pas mal écrit. »

Sauf que, on touche le fond lorsque l’on voit le fils du seigneur local apprendre à lire à un gueux dans un livre aux relents pornographiques… Image de style enluminure à l’appui. Ce genre de livre et d’images existaient au moyen âge, mais enfin là, ça n’apporte strictement rien au scénario si ce n’est de le rendre un peu plus grotesque.

 

Cette rédemption a pour l’instant davantage des allures de vengeance et gageons que le sieur Adhémar n’aura pas trop de scrupules à user de la violence devant cet affreux moine.

 

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Même si je comprend bien que l’auteur ne fait ici qu’un focus sur un épisode Historique qui dura plusieurs siècles, il conviendrait néanmoins de ne pas résumer l’Histoire des croisades à quelques prédicateurs fous et quelques troupes de mercenaires avides de combats épiques et de gloires éphémères.

Bref, tout cela me parait donc très caricatural et trop manichéen.

 

Farkas se sort très honorablement de cet album avec un dessin réaliste classique et très efficace. Ses « sales gueules » très réussies et son trait chargé de noir accentuent l’ambiance froide et sombre du scénario.

 

Ma note : 5/10

Loubrun

 

 

Edwin, le voyage aux origines

edwin, le voyage aux origines, lambert,textoris, lombard, quête, fantastique,edwin, le voyage aux origines, lambert,textoris, lombard, quête, fantastique,Scénario : Manon Textoris

Dessin : Julien Lambert

Éditeur : Le Lombard

72 pages

date de sortie : 26 septembre 2014

genre : fantastique,

 

Quand la réalité devient fiction…

 

Dans un XIXe siècle en pleine mutation, alors que les hommes repoussent les frontières du savoir, Edwin, gentleman passionné de sciences, cherche les origines de son espèce. Accompagné de son majordome et de son chien Floch, Edwin s’embarque pour une incroyable aventure, qui le conduira bien au-delà de ce qu’il espérait… Il découvrira un monde où se mélangent réalité et fiction et prendra alors conscience que les origines de l’homme ne sont peut-être pas là où il pensait les trouver.

 

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Lauréats du prix Raymond Leblanc en 2013, Manon Textoris et Julien Lambert se sont vu offrir comme récompense la publication de leur premier album aux éditions du Lombard.

Ils nous offrent ici une drôle d’histoire où la frontière entre la réalité et la fiction est des plus ténue.

Avec humour, tendresse et poésie, cette quête des origines se transformera en une mise en abime quelque peu déconcertante, transformant le récit en histoire fantastique. Edwin et son chien (ce dernier a son importance) se retrouveront plongés dans un monde onirique, tantôt inquiétant, souvent amusant. Se laissant guidés par les évènements, le héros ira de surprise en surprise remettant en cause ses convictions, l’objectif scientifique du périple se muant en voyage introspectif.

 

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Comme le héros, le lecteur se laisse perdre avec délice dans cet univers surréaliste un brin confus. Le rythme soutenu de la narration nous empêche néanmoins de lâcher prise. Et puis finalement, ça n’est pas si désagréable de temps en temps de ne pas trop savoir ou on met les pieds. En tout cas, les auteurs savent ou il vont et bouclent ce périple de façon surprenante.

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Côté dessin, on notera un trait un peu trop raide que l’on pardonnera bien vite tant le style et la patte de Julien Lambert semblent déjà s’affirmer. Son trait est d’ailleurs plus lâché sur les décors de faune et de flore que sur les paysages urbains et les personnages humains.

Un premier album d’un duo d’auteur prometteur, invitant à l’évasion et à la rêverie philosophique.

 

Ma note : 7/10

Loubrun

 

Le site de la fondation Raymond Leblanc

Le blog de Julien Lambert

Le blog de Manon Textoris

 

 

 

L’ALIÉNISTE

l'aliéniste,fabio moon,gabriel ba,urban comics,folie,démence,psychiatrie,fable,médecine,xixème,092014,910l'aliéniste,fabio moon,gabriel ba,urban comics,folie,démence,psychiatrie,fable,médecine,xixème,092014,910Scénario : Gabriel Ba

Dessin : Fabio Moon

Adapté de  : Joaquim Maria Machado de Assis

Editeur : Urban Comics  (Indies)

62 pages

date de sortie : 26 septembre 2014

 

Genre : adaptation littéraire, fable,

 

Un grain de folie.

 

La ville brésilienne d’Itaguaï accueille en ses murs un médecin un peu particulier. Simon Bacamarte est aliéniste et se voue corps et âme à la science. Il obtient la bénédiction du conseil municipal pour fonder un asile d’aliénés afin d’y étudier tous les cas de folie qui lui tombent sous la main. Il commence par enfermer et classer les lunatiques et les excentriques, puis rapidement, chaque habitant de la ville présente à ses yeux des symptômes justifiant d’un internement. Toute la ville finira internée !

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En 2012, les deux frères Brésiliens Fabio Moon et Gabriel Ba avaient été salués unanimement par la critique et le public pour leur album Daytripper. Les voilà de retour sur le devant de la scène avec l’adaptation d’un classique de la littérature Brésilienne, l’Aliéniste de Joaquim Maria Machado de Assis, écrit et publié à la fin du XIXème siècle. Cette fable ubuesque a pour thème la folie où l’on voit un médecin renommé utiliser les habitants de sa ville comme cobayes humains pour mener ses expériences.

Au nom de la science, le docteur devient tout puissant et ne s’impose aucunes limites, jusqu’à avoir un comportement tyrannique.

Porté sur un piédestal par la population, il sera ensuite l’objet d’une rébellion. Mais en habile manipulateur – et la science aidant – il repoussera les limites de la folie occasionnant un revirement de situation des plus abracadabrant. Mais peut-on raisonnablement fixer des limites à la folie ?

 

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Les dogmes scientifiques, politiques et sociétaux sont clairement visés ici : le moindre écart, la moindre excentricité, le plus petit truc qui vous fait différent des autres vous fait basculer dans l’anormalité, donc ici dans la folie. Quid alors de la normalité, des normes, des formalismes ? A partir de quand devient-on hors normes ? Qui est fou? Ne le sommes-nous pas tous un peu ? Qui peut prétendre définir les limites, les cadres ? Peut-on tout faire au nom de la science ?

Derrière le burlesque de ce conte, un flot de questions assaille le lecteur.

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Autant l’on s’amuse de la situation de plus en plus invraisemblable, autant celle-ci nous parait en même temps des plus effrayantes. A l’heure où la différence est soit rejetée soit déniée, où l’on met un peu trop rapidement les gens dans des cases, où tout doit être classé et normalisé, le fond de ce texte – bien qu’âgé de 130 ans – n’a pas pris trop de rides.

Enfin, la médecine a évolué, elle. Il n’y a plus de fous aujourd’hui. Tout au plus quelques névrosés, psychotiques, phobiques, anxieux, dépressifs, schizophrènes, mégalomanes, caractériels, obsessionnels compulsifs … des gens normaux quoi. Ou pas…

 

Côté dessins, le style est léger et ne s’embarrasse pas de détails. Simple, le trait va à l’essentiel et est mis en relief sur des fonds de lavis aux teintes chaleureuses pour la plupart. Un soin particulier est accordé aux expressions et aux ambiances. C’est très réussi et agréable à l’œil.

 

L’aliéniste, une folle et brillante adaptation par Fabio MOON et Gabriel BA dont je recommande vivement la lecture.

l'aliéniste,fabio moon,gabriel ba,Joaquim Maria Machado de Assis,urban comics,folie,démence,psychiatrie,fable,médecine,xixème,092014,910Ma note : 9/10

Loubrun

 

 

 

« La sagesse a ses excès et n’a pas moins besoin de modération que la folie »Montaigne

l'aliéniste,fabio moon,gabriel ba,Joaquim Maria Machado de Assis,urban comics,folie,démence,psychiatrie,fable,médecine,xixème,092014,910

 

 

METALFER

metalfer, stan, Vince, science fiction, dargaud metalfer, stan, Vince, science fiction, dargaud Scénario / Dessin : Vince & Stan
Couleurs : Walter
Dépôt légal : 09/2013
Editeur : Dargaud
Planches : 74

En 2039 un constructeur de jouets vient de lancer avec succès Metalfer, un jouet-robot géant. Mais les enfants peuvent maintenant contester l’autorité de leurs parents en utilisant la force de Metalfer.

Metalfer est un objet atypique dans le monde la bande dessinée et cela à plus d’un titre.

Atypique par sa publication. Prépublié de façon partielle dans les Dark Horse Présents en noir et blanc en 1989, Metalfer fait son grand retour, en couleur et complété par 50 nouvelles planches. C’est d’ailleurs, la première impression de lecture : le dessin est exactement dans la veine des BD de cette époque. Néanmoins, il a fallu pas moins de 24 ans pour finir l’histoire. Un record en la matière !

 

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Atypique dans le scénario, dans les angles d’attaques dans le concept poussé très loin dans l’absurdité et la folie, Stan et Vince ne font pas dans la demi-mesure. Tout est poussé à l’extrême : la folie consumériste, la mort violente et, surtout, banalisée, le « gag » rugueux, la bêtise humaine, les relations intergénérationnelles ou encore la cupidité. Le scénario est brut de décoffrage et la violence est omniprésente. Mais à y regarder de plus près, des messages surgissent au milieu de ce déchainement d’hémoglobine facile. Ils nous décrivent un univers futuriste rongé par la technologie et par la surconsommation, ou l’avidité des industriels entrainent le monde dans une guerre d’intérêt. Les parents sont dépassés, les adolescents sont immatures à pleurer, les industriels cupides à désespérer et les politique à côté de la plaque. Tout cela est tellement …comment dire ….  outrancier, démesuré que finalement, la lecture arrache un sourire et permet de dépasser cette cascade de barbarie incontrôlable. Certes, en lisant (relisant ?!) le travail antérieur de Vince & Stan, Vortex (Delcourt) entre autre, il fallait s’attendre à de la SF déjanté, burlesque, mais dans Metalfer les auteurs vont très loin dans la caricature et la bestialité (inutile ?).

 

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Les dessins sont denses et dynamiques. Les cases sont chargées de détails et de couleurs flash. Les cadrages sont parfois difficiles à comprendre mais cela participe bien à la dynamique de cet album. Rehaussé par des dialogues comiques et aidé par un découpage intelligent, le lecteur n’a aucune possibilité de pause.

« 100% métal, 100% brutal ». Le slogan en quatrième de couverture ne ment pas. Tout est dit dans ces quatre mots. Si la lecture dérange de prime abord, il faut savoir outrepasser le malaise engendré par ce déferlement de bêtise humaine à la sauce « rouge ». L’ensemble de l’œuvre est une réussite en termes de BD tout au moins, mais je ne suis pas sûr que le tout soit approuvé par un large lectorat.

Dessin : 7/10
Scénario : 6/10

Total 6.5/10

Tigrevolant

BIGUDEN T1- L’ANKOU

  Biguden tome 1 –l’Ankou

Auteur : Stan Silas

Parution : août 2014

Edition : EP éditions Paquet

 

 

 

 

 

 

Goulwen est un petit garçon qui vit dans une petite maison au bord d’une falaise bretonne entre sa maman et sa mémé, vieille bigoudène joueuse de biniou.

Un jour, un bateau s’échoue sur la plage et Goulwen va y découvrir une enfant japonaise et l’accueillir chez lui, au grand désespoir de mémé. Pourtant, petit à petit, ils vont s’apprivoiser et se comprendre.

 Et quand l’Ankou, sorte de grande faucheuse, viendra chercher mémé, celle- ci  nommerait presque l’enfant dernière des bigoudènes, d’où ce surnom, Biguden.

 

 

 

Nippon versus breton

 

Voilà une BD fantastique destinée à un jeune public (dès 7 ans). L’idée de départ du scénario est originale, confronter le folklore breton et les habitudes japonaises pour prôner la richesse des échanges culturels. Mais le traitement du sujet me laisse perplexe car, à trop plonger dans le folklore local, l’histoire devient très confuse, surtout pour de jeunes enfants.

Le dessin est étonnant, naïf, rond et coloré avec un découpage et des couleurs soignées. Le tout attire le regard et invite à la lecture.

Néanmoins, trop d’incursions folklorico-fantastiques  perturbent la lecture et empêchent d’apprécier un scénario pourtant prometteur. Reste la qualité du dessin…

 

Mon avis :

 

Sasmira

LES DRUIDES: Tome 8: Les secrets d’Orient.

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014Dessin : Lamontagne – Scénario : Istin

Editions Soleil

Collection Soleil celtic

Sortie : 10/09/2014

56 pages –cartonné – couleurs

Prix conseillé : 14,50 €

ISBN : 9782302042292

Aventure, Celtes.

Résumé (de l’éditeur) : Les druides Gwenc’hlan et Taran enquêtent sur la disparition de la famille de Ronan le forgeron retrouvé éventré chez lui. Leonin le Tiern pensait que c’était là le forfait de quelques Saxons. Une hypothèse très vite écartée lorsqu’ils firent la découverte des cadavres d’un clan de Saxon. Liel, la jeune femme qui devait épouser l’aîné des enfants de Ronan, pense que les coupables sont quelques démons. Taran avoue avoir été enclin à le croire, lui aussi, car il ressent comme une présence dans la forêt. Une forêt qui n’est pas sans effrayer son maître. Il y a aussi cet homme retrouvé enterré jusqu’au cou dans la terre du village de Kerméné. Un homme en vie mais paralysé par une drogue. Mais l’homme a soudainement disparu durant la nuit, et Gwenc’hlan également… Taran est seul, la forêt abrite un sombre mystère, des galeries souterraines, des sanctuaires anciens et le seigneur du château d’Orient quant à lui, cache un lourd secret…

 

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

 

« -Je ne pense pas être plus intéressé par la vérité que par l’idée de justice.»

 

Mon avis : C’est le tome 8 de la série « Les druides » sorti dans la collection « Soleil Celtic ». Outre l’attrait pour la culture celtique, j’ai toujours été intéressé par cette série de qualité tant au niveau du dessin que du scénario.

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

Les pérégrinations des druides Gwenc’hlan et Taran, dans une période propice à la montée de la chrétienté et au déclin des anciens rites druidiques, nous valent de vraies enquêtes que l’on pourrait assimiler à un polar de l’époque à la sauce celtique. Ce tome 8 est pour moi un album de transition dans la quête des deux hommes. Mais il permet à nouveau de mettre en scène une histoire avec de l’action mais aussi dans des décors dignes de l’imaginaire et des légendes celtiques.

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

Le dessin de Lamontagne m’a encore étonné. D’abord, la qualité des décors. Le dessinateur ne lésine pas sur les détails et se permet parfois de prendre toute une planche pour donner toute la mesure de son talent. C’est grandiloquent. Les personnages et les expressions sont bien rendus. Les ambiances également. Cela part des brumes en passant par les forêts obscures et les souterrains lugubres. La plus grande partie du récit se déroule dans un château devenu la proie des flammes. Lamontagne en profite pour nous montrer son talent de coloriste. Il donne encore une fois la large étendue de son talent.

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

Le scénario d’Istin mêle à nouveau la réflexion et l’action. Tous les codes de ce genre de littérature sont réunis dans cet album, même si je n’ai pas eu l’impression d’avancer grandement dans la recherche de la vérité, la résolution de l’énigme des disparitions. Istin propose plutôt des options et épaissi encore plus le mystère. C’est habile car en fin de lecture, j’ai éprouvé une petite frustration de me dire que l’album est déjà fini et qu’il va falloir attendre la suite avec patience…La psychologie des personnages en présence, diamétralement opposés, est décrite de façon subtile et nuancée. Le lecteur ne peut qu’être séduit par la déduction et la personnalité apaisante du druide Gwenc’hlan.

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

Notons enfin que la première édition de l’album comprend en fin d’album d’une galerie de dessins inédits et exclusifs (c’est l’éditeur qui le dit) ! Différents personnages sont revisités par leurs auteurs et des collègues dessinateurs.

Dans son style bien  particulier, cet album  et la série dont il fait partie,  sont toujours de très bonne facture. Les amateurs de culture et d’aventure celtique apprécieront certainement.

 

Dessin :              8,5/10

Scénario :           7,5/10

Moyenne :           8,0/10

 

Capitol

 

Les Druides, Lamontagne, Istin, Soleil, Celtic, 09/2014

 

Koba

koba,dufaux,penet,delcourt,histoire,staline,fantastique,vampire,6koba,dufaux,penet,delcourt,histoire,staline,fantastique,vampire,6Scénario : Jean Dufaux

Dessin : Régis Penet

Éditeur : Delcourt

70 pages

date de sortie : 27/08/2014

genre : Histoire, fantastique

 

 

Koba, c’est le surnom que portait Staline dans sa jeunesse durant ses années de militantisme et d’emprisonnement. Nous sommes à la fin des années 40, en Sibérie. Staline revient dans la zone 0049 ou il fut déporté et emprisonné, pour y éclaircir un mystère lié à une toile sur laquelle il figure avec ses compagnons de lutte devenus des membres importants du régime. Curieusement, ils disparaissent tous de la toile, sans aucune intervention humaine.

 

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Jean Dufaux nous a concocté un de ces récits dont il a le secret, mêlant Histoire et fantastique. Démarrant comme un récit d’investigation plutôt classique, l’histoire prend assez rapidement un virage fantastique pour le moins surprenant et déroutant. Le dictateur met les pieds dans l’antre de vampires à la beauté fatale envoutante et mystérieuse.

Dufaux revisite à demi mots le mythe vampirique de façon vraiment originale et ténébreuse. Trop ténébreuse. Le lecteur se perd dans des ellipses narratives par trop confuses et n’a plus que le dessin hypnotisant de Penet pour s’accrocher au récit.

C’est dommage, parce qu’au départ, il y a deux vraies bonnes idées de scénario. D’abord, le parallèle entre l’un des personnages les plus sanguinaires du Xxème siècle et le mythe vampirique ; puis l’analogie faite entre le tableau qui s’efface et la propagande Soviétique qui s’efforçait de supprimer des photos les personnalités en disgrâce.

 

Penet sauve la narration trop confuse par un dessin réaliste glacial et captivant. Cela colle bien au propos et hypnotise littéralement le lecteur.

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Usant d’une métaphore habile, les auteurs nous montrent Staline non pas sous un autre jour, mais sous un autre angle, celui du fantastique, confirmant – si besoin était – la monstruosité du personnage.

 

Un bon One-shot qui aurait pu être excellent avec une narration moins brumeuse.

 

Ma note : 6/10

Loubrun

 

 

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